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Le Blog des Spiritualités

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"Emmanuel Arago ou le roman de la République", de Paul Basquiat & Bertrand Sabot. Ou le roman vrai d'un frère éminent du REAA.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 30 Juin 2021, 17:30pm

Catégories : #EmmanuelArago, #Biographie, #Basquiat, #Sabot, #Livre, #République, #Politique, #GLDF, #SCDF, #REAA, #SuprêmeConseil

"Emmanuel Arago ou le roman de la République", de Paul Basquiat & Bertrand Sabot. Ou le roman vrai d'un frère éminent du REAA.

En voila une belle biographie et surtout une biographie totalement nécessaire d'Emmanuel Arago  (1812 - 1896).

Comme il y a au sein du Grand Orient de France les loges " Emmanuel Arago Vérité Prime tout" et "Arago Fraternité", les frères et les sœurs pensent souvent (à tort...) qu'Emmanuel Arago fut un franc-maçon du Grand Orient de France.

Et bien vous verrez à la lecture de ce livre qu'il n'en est rien et qu'Emmanuel Arago est un pur produit de la Franc-Maçonnerie écossaise ! 

Il est né à Paris le 6 août 1812 et mort à Paris le 26 novembre 1896, et est l'un des fils de François Arago (astronome, physicien et homme d'État français, né le 26 février 1786 à Estagel (Roussillon) et mort le 2 octobre 1853 à Paris), l'ainé et le plus célèbre des six frères Arago.

C’est son oncle Etienne Arago (né à Perpignan le 9 février 1802 et mort à Paris le 7 mars 1892), est un dramaturge et homme politique français. Républicain engagé, exilé, il fut maire de Paris en 1870), le plus jeune des 6 frères de son père, qui lui fait connaître la Franc-Maçonnerie.

Mais son véritable mentor en ami est Adolphe Crémieux, souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France qui l'initie au seine de la loge "Le Réveil Maçonnique", que Crémieux avait créée à Boulogne-sur-Seine pour initier des personnalités.

Ardent républicain comme son père et ses oncles, Emmanuel Arago est nommé Commissaire du Gouvernement provisoire de 1848 du Rhône (préfet) à Lyon en mars 1848. Il démissionne du poste de ministre plénipotentiaire à Berlin lorsque Louis-Napoléon Bonaparte est élu à la Présidence de la République en décembre 1848. Il est député des Pyrénées-Orientales de 1848 à 1851, et siège au sein de la Commission sur l'assistance et la prévoyance publiques présidée par Thiers.

Député de Paris en 1869, il assume dans le gouvernement de la Défense nationale ( 4 septembre 1870 / 19 février 1871 avec Léon Gambetta, Adolphe Crémieux, Jules Favre et Jules Simon notamment) les responsabilités de ministre de la justice, puis celle de ministre de l'intérieur (du 6 au 18 février 1871).

Après la victoire des monarchistes aux élections législatives du 18 février 1871 il quitte le gouvernement de Thiers et entre dans l'opposition au Parlement. Républicain, athée, très anticlérical et anti religieux (comme son père François qui avait chassé un jésuite venu le convertir sur son lite de mort) Emmanuel Arago est pourtant farouchement opposé à la Commune de Paris, comme sa grande amie et "sœur" George Sand. Le 18 mars 1871 commence la Commune de Paris qui se terminera avec les 30 000 morts de la Semaine Sanglante le 28 mai. Son oncle Etienne Arago appelle les Communards "des monstres".

Emmanuel Arago se rapproche progressivement de Thiers au fur et à mesure que ce dernier se rapproche de la République. Opposant farouche à Mac Mahon et au parti de l'Ordre Moral, Emmanuel Arago vote les los Constitutionnelles de 1875 et l'amendement Wallon. Avec l'élection de Jules Grévy à la Présidence de la République le 30 janvier 1879 et la majorité absolue au Sénat comme à l'Assemblée, le régime républicain est définitivement installé. Emmanuel Arago a joué un rôle essentiel durant cette période.

Membre de l'Assemblée législative de 1871 à 1876, sénateur des Pyrénées-Orientales de 1876 à 1896, il est aussi ambassadeur à Berne de 1880 à 1894. 

Élu sénateur inamovible, il en refuse la nomination. Il obtient 27 voix sans être candidat à l'élection présidentielle du 27 juin 1894 qui verra le succès de Casimir-Perier.

Emmanuel Arago Franc-Maçon écossais : 

Emmanuel Arago est Initié à la Loge "Le Réveil Maçonnique" le 10 avril 1870. C'était une loge créée par le Grand Commandeur Adolphe Crémieux pour faire entrer dans l'Ordre des personnalités de premier plan.

Emmanuel Arago est élevé directement au grade de Maître - par dérogation spéciale - le 6 février 1874 par la loge Le Réveil Maçonnique en présence d'Adolphe Crémieux, en même temps que Jules Simon.

Trois semaines après, il est fait 18ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté au sein du Chapitre "Les Fidèles Ecossais". Il est nommé 30ème degré le 1er mai, et il est fait 31ème degré le 10 juillet. Il est fait 33ème degré le 30 décembre et est coopté membre actif du Suprême Conseil de France. Le 21 juin 1878 il est Grand Orateur du Suprême Conseil, de France. 

Il est également membre de la loge "Le Mont Sinaï", lorsque la loge "Le Réveil Maçonnique" se met en sommeil pour quelques temps.

En décembre 1879 il est Lieutenant Grand Commandeur du Suprême Conseil de France (il le restera jusqu'en 1889). A la mort de Crémieux en le 10 février 1880 il devrait lui succéder mais, Ambassadeur à Berne il ne peut accepter et laisse la place à Louis Proal. Il a donc failli être souverain Grand Commandeur. Proal lui proposera en 1893 la charge future de Grand Maître de la Grande Loge de France (qui sera créée plus tard en novembre 1894), et il refuse pour le même motif.

Son fils, Pierre Jean François Arago, a été député des Alpes-Maritimes sous la Troisième République.

Une loge "Emmanuel Arago" est créée à la Grande Loge de France en 1897 à l'Orient de Vanves, peu après sa mort survenue le 26 novembre 1896. Le 20 octobre 1961 elle fusionne avec une loge du Grand Orient de France, "Vérité Prime Tout", pour prendre le titre distinctif de "Emmanuel Arago - Vérité Prime Tout" au sein du GODF. Cette loge reste masculine.  En 2016, une loge mixte "Arago Fraternité" est créée au sein du GODF.

Idée : Pourquoi ne pas ressusciter une loge "Emmanuel Arago" au sein de la Grande Loge de France, lui qui fut l'ami, le frère et le disciple d'Adolphe Crémieux, qui fut Lieutenant Grand Commandeur du SCDF et qui failli être le premier Grand Maître de la Grande Loge de France, qui a consacré toute sa vie maçonnique à servir le Rite Ecossais Ancien et Accepté ? Nous serons en plein dans la période où nous célèbrerons comme il se doit les 150 ans du Convent de Lausanne en 2025...

Mais en attendant, procurez-vous et lisez vite cet "Emmanuel Arago ou le roman de la République" de Paul Baquiast et Bertrand Sabot. Il est vraiment passionnant !

Jean-Laurent Turbet

Lire un extrait :

Introduction

Le 4 septembre 2020, la République française a fêté ses 150 ans. Stricto sensu, elle en a davantage, puisque la Ire République a été proclamée en 1792 et la IIe en 1848. Mais ces régimes, pour fondateurs qu’ils aient été, furent éphémères. En revanche, depuis la proclamation de la République en 1870 par Emmanuel Arago et les autres membres du gouvernement de la Défense nationale, ce régime politique est, sans discontinuité à l’exception du régime de Vichy, le fondement institutionnel de la France.

Emmanuel Arago est l’une de ces figures qui, de leurs plus jeunes années jusqu’à leur mort, n’ont eu de cesse d’œuvrer à l’émergence, la fondation puis la perpétuation de la République.

La vie d’Emmanuel Arago, par son exaltation, ses rebondissements, sa complexité, s’apparente à bien des égards à un roman. Un roman qui n’est autre que celui de la République, tant cette dernière constitua la passion et le grand ouvrage de sa vie. La République n’est pas exempte de paradoxes. Parmi ceux-ci, un concept apparu dès le XIXe siècle, bien avant que Jean-Louis Debré n’en fasse le titre d’un ouvrage à succès : celui de « dynastie républicaine ».

Une dynastie républicaine est une famille qui, de génération en génération, s’est transmis la passion de la République, sans jamais pour autant se compromettre dans le népotisme ni oublier le concept essentiel de méritocratie. La République, surtout celle des fondateurs, connaît de nombreuses dynasties : les Carnot, les Pelletan, les Ferry, les Debré, pour citer certaines des plus célèbres.

La plus impressionnante de ces dynasties est sans conteste celle des Arago, véritable tribu de personnages et de talents qui, durant près d’un siècle et demi, a tenu le haut du pavé de la République, en France mais aussi à l’étranger.

L’historiographie des Arago, jusqu’à aujourd’hui, n’était pas achevée.

Si la vie de François Arago a été bien renseignée dès les lendemains de sa mort, ce n’est que depuis une petite trentaine d’années que les autres membres de la famille ont retenu l’attention des historiens.

Il y eut d’abord la thèse de Muriel Toulotte consacrée à Étienne Arago, qui a donné lieu à une publication en 1993 préfacée par Jean Tulard : étienne Arago (1802-1892), une vie, un siècle. Il y a eu ensuite, en 2002, le livre majeur de François Sarda, préfacé par Emmanuel Leroy-Ladurie, consacré à l’ensemble des membres de la famille, sous le titre : Les Arago, François et les autres. L’année suivante, en novembre 2003, se tenait à Estagel et Perpignan un important colloque intitulé : Les Arago, acteurs de leur temps, dont les actes ont été publiés en 2009 par les archives départementales des Pyrénées-Orientales. En 2017, Guy Jacques a publié une nouvelle biographie de François Arago : François Arago, l’oublié, puis l’année suivante, en 2018, une biographie de Jacques Arago : Jacques Arago, ce frère inattendu.

Une pierre manquait à cet édifice historiographique : une biographie d’Emmanuel Arago, le fils de François, le neveu d’Étienne et de Jacques. C’est cette pierre manquante que cet ouvrage se propose d’apporter.

Nous l’avons dit, la vie d’Emmanuel Arago est un roman, le roman de la République.

Emmanuel Arago est un acteur clé des événements qui, de 1830 aux années 1890, ont permis l’émergence, la fondation et l’enracinement de la République en France. à travers ses manières d’agir, de penser, de vivre, on pénètre ce qui fait la chair de la République : ses principes, ses représentations, sa culture, sa sociologie, sa manière d’être au monde.

On pénètre au cœur des événements, souvent dramatiques, au cœur du monde politique, au cœur du monde intellectuel – celui de la science, des lettres, des arts, du droit – qui ont fait la République.

On comprend mieux aussi les modalités de création, de développement et de transmission d’une dynastie républicaine. En plus de l’histoire politique et de l’histoire culturelle, étudier la vie d’Emmanuel Arago, c’est aborder une histoire psychologique. Celle d’un « fils de », comme on dit aujourd’hui, qui parvient à affirmer son existence propre tout en restant fidèle à l’image tutélaire du père, celle d’un caractère solaire et romantique, amoureux de la vie et exalté, qui cache au plus profond de lui une âme encline à la dépression ; celle d’un ami fidèle, transcendant en une relation exceptionnelle de plus de quarante ans avec sa « grande sœur élue » George Sand ce qui était peut-être au départ un sentiment amoureux.

Ce livre est le fruit de nombreuses recherches. Il s’appuie sur des sources jusqu’alors pas ou peu exploitées. Notamment les mémoires inédits d’Emmanuel Arago – conservés à l’état de manuscrit par la Bibliothèque nationale de France et consultables en ligne sur le site Gallica –, la correspondance d’Emmanuel Arago et de George Sand – conservée à la bibliothèque historique de la ville de Paris, dans les fonds publics et privés, et partiellement publiée par Georges Lubin –, les archives de la Grande Loge de France et du Suprême Conseil de France, les archives municipales de Lyon, les comptes rendus judiciaires, les archives parlementaires, les souvenirs des contemporains et un nombre important d’articles de la presse de l’époque.

En 2020, la République a eu 150 ans. Emmanuel Arago, lui, en a plus de 200 (208 exactement). Il est temps de redécouvrir l’une et l’autre. De redécouvrir l’une par l’autre, en se plongeant dans le roman d’une vie consacrée corps et âme à un idéal politique qui transcende encore notre temps. Nous vous souhaitons une très bonne lecture.

Paul Baquiast et Bertrand Sabot

Le mot de l'éditeur :

Injustement oublié, écrasé par la figure grandiose de son père, Emmanuel Arago n'en reste pas moins l'une des très grandes personnalités politiques de son temps. Député et sénateur pendant plus d'un demi-siècle, opposant à la monarchie et à l'Empire, père fondateur de la IIIe République, il fut aussi diplomate, écrivain talentueux, avocat brillant, ministre courageux et même candidat malheureux à la présidence de la République.

Au milieu d'une époque passionnée et régulièrement bouleversée, il marque de son empreinte l'histoire de la politique française.

Redécouvrir la vie d'Emmanuel Arago, c'est poser un regard inédit sur le grand roman de la République.

Table des matières

Préface ................................................................................ 7
Introduction.................................................................... 11

Chapitre I – La tribu Arago ............................................. 15
Les grands-parents : François Bonaventure et Marie ....... 15
Les oncles d’Amérique : Jean et Joseph ............................ 19
L’oncle explorateur et excentrique : Jacques ...................... 23
L’oncle à l’allure de grand frère : Étienne .......................... 28
Le père, Arago le grand : François.................................... 37

Chapitre II – L’enfance et la jeunesse d’Emmanuel .......... 47
Premiers souvenirs............................................................ 48
Une éducation au contact de la très haute aristocratie intellectuelle ..................................................................... 50 L’année 1830, ou l’émancipation du père .......................... 54

Chapitre III – La tentation des lettres ............................. 63
Le vaudevilliste ................................................................. 66
L’amoureux des actrices .................................................... 72

Chapitre IV – Le frère élu de George Sand ..................... 79
La rencontre ..................................................................... 79
Une relation fraternelle ..................................................... 80
Une correspondance exceptionnelle .................................. 83
Première époque : 1835-1840........................................... 84
Seconde époque : 1846-1851............................................ 93
épilogue ......................................................................... 116

Chapitre V – L’avocat de la République ......................... 121
Les premiers procès politiques........................................ 121
Le procès Barbès-Bernard .............................................. 123
L’avocat des affaires industrielles .................................... 130

Chapitre VI – Le quarante-huitard ................................ 135
Acteur de la révolution de février ................................... 136
Commissaire du gouvernement dans la « fournaise » lyonnaise ......................................................................... 140
Ambassadeur à Berlin..................................................... 185
Opposant au prince-président ........................................ 203
Un mariage républicain .................................................. 208
Le coup d’état ............................................................... 213

Chapitre VII – L’opposant à l’Empire ............................ 217
L’hommage au père ........................................................ 217
Le retour au barreau ....................................................... 221
Député au corps législatif ............................................... 231

Chapitre VIII –
Le fondateur de la République ............. 237
Ministre de la défense nationale .................................... 237
Le parlementaire assagi .................................................. 246
L’ambassadeur................................................................. 254
Candidat à la présidence de la République ..................... 264
Le vieil homme et la mort .............................................. 267
Le franc-maçon .............................................................. 270
La vie de famille ............................................................. 284
Le décès.......................................................................... 287
Une mémoire républicaine.............................................. 292

Conclusion...................................................................... 301

Tableaux chronologiques des événements politiques et de la vie d’Emmanuel Arago .................................. 305

Bibliographie succincte .............................................. 313

Crédits iconographiques ...........................................

Le livre présenté en vidéo.

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Je rappelle simplement que la liberté d’expression est en France un droit Constitutionnel, quelle que soit notre appartenance à une association de quelque nature que ce soit.

Dans son article 10, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

Dans l'article 11, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose aussi que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Ces deux articles ont valeur constitutionnelle car le préambule de la Constitution de la Ve République renvoie à la Déclaration de 1789.

La Constitution et les Lois de la République Française s'appliquent sur l'ensemble du territoire national et s'imposent à tout règlement associatif particulier qui restreindrait cette liberté fondamentale et Constitutionnelle de quelque façon que ce soit.

« Jurez-vous, de plus, d’obéir fidèlement aux chefs de notre Ordre, en ce qu’ils vous commanderont de conforme et non contraire à nos lois ? » (Extrait du Serment prêté par chaque franc-maçon lors de son initiation).

Jean-Laurent Turbet

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