Un événement grave s'est produit ce dimanche 29 mars 2026, dimanche des Rameaux, premier dimanche de la Semaine Sainte, à Jérusalem.
Il faut en revenir aux faits pour comprendre.
La police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, ainsi que le custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, alors qu’ils s’y rendaient pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux.
La Semaine Sainte est - comme son nom l'indique - la Semaine la plus Sainte pour tous les chrétiens du monde (Catholiques, Protestants, Orthodoxes ou autres).
La Semaine Sainte commence par le Dimanche des Rameaux (entrée de Jésus à Jérusalem), et se poursuit par le Jeudi Saint (la dernière Cène du Christ), le Vendredi Saint ( La Passion) et le Dimanche de Pâques (La Résurrection du Seigneur Jésus-Christ, vrai Messie et Sauveur du Monde).
Le moment fort du dimanche des Rameaux est la procession organisée traditionnellement tous les ans dans les rues de Jérusalem, qui se termine par une prière collective au Saint Sépulcre.
Le Vatican a publié un communiqué (que je reproduis en intégralité plus bas) particulièrement sévère ! Il rappelle que c’est « la première fois depuis des siècles » que des responsables de l’Église se voient « empêcher de célébrer la messe du dimanche des Rameaux dans l’église du Saint-Sépulcre ».
Des siècles c'est à dire toutes les guerres de religions, les deux guerres mondiales et toutes les guerres qui ont secoué le pays depuis 1948. Excusez du peu ! Même les musulmans, alors gardiens des lieux saints, et notamment les Sultans Ottomans puis les jordaniens, n'avaient jamais empêché les chrétiens de se rendre au Saint Sépulcre, ni durant la Semaine Sainte, ni jamais.
C'est dire l'importance et la gravité sans précédent connu, de l'événement.
Il s’agit – selon les termes sévères du communiqué – d’«un grave précédent» qui ignore « la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, ont les yeux tournés vers Jérusalem ». Il est toujours bon de rappeler que le Christianisme est la principale religion mondiale, avec un peu plus de 2,7 milliards de fidèles répandus sur l'ensemble du globe.
Le gouvernement israélien a argué des problèmes de sécurité, dus au conflit actuel et sur le fait que des "bouts de missiles" iraniens, détruits par la défense anti aérienne israélienne et que cette mesure concernait les trois religions monothéistes, le judaïsme, le Christianisme, et l'Islam. Cette explication sibylline et tirée par les cheveux n'a convaincu personne. Et tout le monde a bien compris qu'il s'agissait d'un coup de force pour montrer à tous (et en premier lieu aux chrétiens) qui gouverne à Jérusalem.
Isaac Herzog, le Président de l’État d’Israël a été obligé de publier un communiqué, tant le scandale était important : « Je viens d’appeler le patriarche latin de Jérusalem, Sa Béatitude le cardinal Pierbattista Pizzaballa, pour lui faire part de ma profonde tristesse suite à l’incident regrettable survenu ce matin dans la vieille ville de Jérusalem, au cours duquel le cardinal Pizzaballa et le Custode de Terre Sainte, le très révérend père Francesco Ielpo, ont été empêchés d’entrer dans l’église du Saint-Sépulcre pour y prier, en raison de la situation sécuritaire actuelle.
Il faut faire un peu d'Histoire pour comprendre ce qu'est le "Statu Quo" dont parle le président Herzog.
Le « statu quo ».
Le fonctionnement du Saint-Sépulcre repose sur le « statu quo », établi officiellement en 1852 par le sultan ottoman Abdülmecid Ier (en turc ottoman : عبد المجيد اول), né le 25 avril 1823 et mort le 25 juin 1861, sultan ottoman et calife de l'islam du 1er juillet 1839 au 26 juin 1861. Il est le premier sultan à parler couramment le français. C’est un Sultan réformateur qui donnera des droits importants à tous les sujets de l’Empire, quelles que soient leurs religions.
Ce régime du « Statu Quo » fixe précisément les droits de chaque communauté, détermine les horaires, espaces et usages liturgiques, interdit toute modification sans accord unanime. Depuis lors tout est figé, parfois jusqu’à des détails minuscules (comme une échelle restée immobile sur une façade depuis le XVIIIe siècle !).
Trois Églises chrétiennes détiennent l’essentiel des droits sur le Saint Sépulcre :
L’Église grecque orthodoxe qui est l’autorité principale et qui gère la plus grande partie du sanctuaire (notamment le chœur et la rotonde), l'Église catholique (à travers l’Ordre des franciscains), représentée par la Custodie de Terre Sainte, présente dans plusieurs chapelles et pour certaines célébrations et l’Église apostolique arménienne qui dispose d’importants droits, notamment dans certaines chapelles.
L’Église copte orthodoxe, l’Église syriaque orthodoxe et Église éthiopienne orthodoxe disposent également d’espaces limités et de droits très encadrés.
Depuis le Moyen Âge, les clés du Saint-Sépulcre sont confiées à deux familles musulmanes : la famille Joudeh et la famille Nusseibeh. Ce système a été instauré pour garantir la neutralité entre chrétiens. Chaque jour une famille garde la clé et l’autre ouvre et ferme la porte.
C’est pourquoi l’hypothèse évoquée par les autorités israéliennes d’un « bombardement musulman », surtout Chiite iranien sur le Saint Sépulcre est hautement improbable, surtout sur ce site qui revêt une importance certaine dans le Coran et dans le Chiisme en particulier. Dans le Chiisme duodécimain, le Mahdi, "le Bien Guidé", douzième et dernier Imam, reviendra à la fin des temps en compagnie de... Jésus. C’est donc pure propagande israélienne d'évoquer un bombardement iranien sur le Saint Sépulcre. Mais personne n’étudie plus sérieusement les religions dans notre France laïcisée…
La Place de la France en Terre Sainte
Et la France justement en Terre Sainte ? La France bénéficie à Jérusalem d’un statut très particulier hérité de l’histoire, appelé « protectorat religieux français » ou « domaines nationaux français ».
Ce statut remonte notamment aux Capitulations de l’Empire ottoman et a été confirmé après la Première Guerre mondiale.
Les lieux saints à Jérusalem placés sous responsabilité française sont les suivants (ces lieux jouissent d’une extra territorialité, sont territoires français et ne font pas partie de l’Etat d’Israël qui n’a aucun pouvoir sur eux) :
L’église Sainte-Anne :
L’Église Sainte-Anne est sans doute le plus emblématique. Elle est située près de la piscine de Bethesda, a été construite à l’époque des Croisés (XIIe siècle) et a été offerte à la France par le sultan Abdülmecid Ier en 1856, après la guerre de Crimée. Elle est considérée comme l’un des plus beaux édifices romans de Terre Sainte et est connue pour son acoustique exceptionnelle (souvent utilisée pour des chants liturgiques). Elle est propriété de la République française et est administrée par les Pères Blancs.
Le couvent et l’église du Pater Noster :
L’église du Pater Noster est située sur le mont des Oliviers qui est le lieu traditionnel de l’enseignement du « Notre Père » par Jésus. C’est donc un lieu extrêmement important pour la foi chrétienne. C’est également un don du sultan ottoman à la France en 1856 (grâce lui soit rendue !). Elle a été reconstruite au 19ème siècle par la princesse Aurelia Bossi de La Tour d'Auvergne et elle est célèbre pour ses plaques en céramique du Notre Père dans des dizaines de langues.
Le domaine d’Abou Gosh (Emmaüs) :
Le site d’Abou Gosh est traditionnellement identifié à Emmaüs.
Il comprend une église croisée du 12ème siècle remarquablement conservée. Il est placé sous responsabilité française depuis le 19ème siècle. Il est aujourd’hui occupé par une communauté bénédictine (moines et moniales) et est un haut lieu de dialogue et de musique sacrée.
Le Tombeau des Rois :
Le Tombeau des Rois est un cas particulier, car il ne s’agit pas d’un lieu chrétien mais d’un site archéologique juif du 1er siècle (probablement tombe d’Hélène d’Adiabène)
Il a été acquis par la France en 1886 et il est géré par le consulat général de France. Bien que non chrétien, il fait partie des domaines nationaux français
Ces lieux constituent les « domaines nationaux français en Terre Sainte », qui bénéficient d’un statut extraterritorial, de la protection diplomatique française et d’une gestion directe par le consulat général de France à Jérusalem.
Ce statut est reconnu par les autorités locales (israéliennes et palestiniennes).
La présence française à Jérusalem n’est pas seulement diplomatique : elle est historique, religieuse et culturelle.
Elle s’inscrit dans une longue tradition où la France se veut « protectrice des chrétiens d’Orient ».
Emmanuel Macron, le Président de la République Française, qui, comme nous l'avons vu, est en possessions de territoires et de monuments sur la Terre Sainte, a réagit sur son compte X pour rappeler l'absolue nécessité de préserver pour tous la liberté de cultes, en condamnant fort justement l'action de la Police israélienne.
Pourquoi le Président de la République Française a t'il eu raison d'intervenir ?
Là encore il faut faire un peu d'Histoire pour comprendre.
La guerre des Six Jours et l’occupation de Jérusalem-Est.
Le plan de partage
Dans le cadre du plan de partage de la Palestine adopté par l'assemblée générale des Nations unies le 29 novembre 1947, Jérusalem est envisagée comme une ville internationale (un corpus separatum). Elle est cependant divisée par la guerre de 1948 qui suit la déclaration d'indépendance de l'État d'Israël. Après les accords d'armistice du 3 avril 1949, la moitié occidentale de la ville passe sous contrôle israélien, tandis que sa moitié orientale, contenant la célèbre vieille ville (Jerusalem Est où se trouvent les lieux Saints et le Saint Sépulcre), passe sous le contrôle de la Jordanie.
La Guerre des Six Jours
La guerre des Six Jours s'est déroulée du lundi 5 au samedi 10 juin 1967 et a opposé Israël à l'Égypte, la Syrie, l’Irak, et la Jordanie, après une offensive israélienne contre l’Égypte.
Le 5 juin 1967, Israël c’est Israël qui attaque (Israël a l'habitude des "guerres préventives" comme nous pouvons le constater...) et lance une série de frappes aériennes contre des aérodromes égyptiens et d'autres installations. Les forces égyptiennes sont prises par surprise et la quasi-totalité des moyens aériens militaires égyptiens furent détruits au sol, donnant à Israël la suprématie aérienne. Simultanément, l'armée israélienne lance une offensive terrestre dans la péninsule du Sinaï ainsi que dans la bande de Gaza.
En moins d'une semaine, l'Égypte perd la bande de Gaza et la péninsule du Sinaï, la Syrie est amputée du plateau du Golan et la Jordanie de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
Israël prend le contrôle de la vieille ville de Jérusalem. Environ 280 000 à 325 000 Palestiniens ont été expulsés de la Cisjordanie et 100 000 Syriens ont fui ou ont été expulsés du plateau du Golan.
La partie orientale de Jérusalem, ainsi qu'une zone de 64 km2 de terres cisjordaniennes — dont 28 villages — est annexée par Israël. Celle-ci passe alors de 6 km2 à 70 km2.
Des chrétiens de plus en plus inquiets sur leur sort.
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_e86d62_2026-03-30-21-58-02.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_2b9d4c_2026-03-30-21-57-46.jpg)
Des milliers de Palestiniens sont expulsés, année après année de Jérusalem Est, depuis 1967 jusqu’à aujourd’hui.
Jérusalem capitale de fait et de force de l'Etat d'Israël.
Le 30 juillet 1980, par une loi fondamentale, le parlement israélien déclare unilatéralement « Jérusalem unifiée », capitale de l'État d'Israël.
Sur les 195 États membres des Nations Unies (193 États et 2 États observateurs, le Saint-Siège et la Palestine) seule une poignée d’Etats reconnaissent le coup de force de 1980 et Jérusalem comme capitale « unifiée » d’Israël (Les Etats-Unis, le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie–Nouvelle-Guinée, les Fidji et le Paraguay) et y installent leur Ambassade.
Pour la grande majorité de la communauté internationale (97% des états) Jérusalem-Est est considéré comme un territoire occupé illégalement par Israël.
Nous pouvons citer les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU (notamment 242 et 478)
La résolution 478 (1980) condamne la loi israélienne sur Jérusalem appelle les États à ne pas reconnaître cette annexion.
Jérusalem-Est est considérée comme occupée au regard du droit international.
Israël contrôle effectivement toute la ville de Jérusalem, y exerce sa souveraineté et son autorité de fait.
La France (comme l'ensemble des pays européens) ne reconnaît pas Jérusalem comme capitale d’Israël et maintient son Ambassade à Tel-Aviv. Le Vatican également.
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_571318_vatican-convoque-l-ambassadeur-israel.jpg)
/image%2F0931598%2F20260331%2Fob_dfb63e_2026-03-30-21-36-14.jpg)
Le Vatican considère en effet que la Police israélienne n’a, en droit international, aucune légitimité pour agir dans Jérusalem-Est et encore moins près de la Basilique du Saint Sépulcre pour y interdire l'accès aux chrétiens. La Police israélienne a donc agit par la force et illégalement.
D’où la réaction de la France et du Saint-Siège qui ne reconnaissent pas l’occupation de fait de Jérusalem-Est par Israël et qui demande de respecter la liberté religieuse pour tous les cultes.
C'est pourquoi le Vatican a convoqué l'Ambassadeur d'Israël afin de lui faire part de son mécontentement et de sa désapprobation devant ces agissements illégaux.
La police israélienne a agit en force et non en droit. C’est la Loi du plus fort. Mais ça, en ce moment on connaît…
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_89cd93_2026-03-30-21-34-05.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_8a8ed1_benjamin-netanyahou.jpg)
Devant l'ampleur du scandale (Georgia Meloni et Pedro Sanchez avaient également vivement protesté et convoqué les représentations diplomatiques israéliennes dans leurs capitales respectives), Benjamin Nétanyahou a affirmé lundi 30 mars 2026 au soir que le patriarche latin de Jérusalem allait retrouver un accès à l'église du Saint-Sépulcre.
"J'ai donné l'instruction aux autorités compétentes d'accorder au cardinal Pierbattista Pizzaballa (...) un accès total et immédiat à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem", a-t-il écrit sur X.
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_7c2515_2026-03-30-21-36-14.jpg)
Tout est bien qui finit bien ?
Jean-Laurent Turbet
Notre Dieu est un Dieu de Paix !
"Notre Dieu n'écoute pas la prière de ceux qui font la guerre."
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_270651_2026-03-30-23-12-52.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_122a2b_2026-03-30-23-13-14.jpg)
Intervention de Charles de Gaulle en 1967 après la Guerre des Six Jours.
Autre intervention du Général de Gaulle en 1967.
Le texte du Communiqué du Vatican
Le cardinal Pizzaballa et le père Ielpo empêchés d'accéder au Saint-Sépulcre
Dans un communiqué, le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custodie de Terre Sainte dénoncent le fait que la police israélienne ait empêché le patriarche et le custode d'entrer dans la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux. «Une première depuis des siècles: une mesure grave, une atteinte aux principes de liberté de culte». Une prière pour la paix est prévue cet après-midi depuis le Mont des Oliviers.
Roberto Paglialonga - Cité du Vatican
Dans la matinée de ce 29 mars, la police israélienne a empêché le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, ainsi que le custode de Terre Sainte, le père Francesco Ielpo, d’accéder à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem, alors qu’ils s’y rendaient pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux.
Une mesure disproportionnée
C'est ce qu'ont fait savoir le Patriarcat latin et la Custodie de Terre Sainte dans un communiqué conjoint. Empêcher l'entrée de ceux qui «assument les plus hautes responsabilités ecclésiastiques au sein de l'Église catholique et des Lieux Saints», dénoncent-ils, constitue «une mesure manifestement déraisonnable et gravement disproportionnée».
Une décision jugée «précipitée et fondamentalement erronée, entachée de considérations inappropriées», qui «représente une grave violation par rapport aux principes fondamentaux de raison, de liberté de culte et de respect du statu quo».
La première interdiction de ce type depuis des siècles
Le cardinal Pizzaballa et le père Ielpo, explique-t-on, ont été arrêtés en chemin, « alors qu’ils se déplaçaient à titre privé et sans aucun caractère de procession ou d’acte cérémoniel ». Ils ont donc été contraints de faire demi-tour. C’est « la première fois depuis des siècles » que des responsables de l’Église se voient « empêcher de célébrer la messe du dimanche des Rameaux dans l’église du Saint-Sépulcre ».
Il s’agit – selon les termes sévères de la note – d’«un grave précédent» qui ignore « la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, ont les yeux tournés vers Jérusalem».
Le communiqué souligne ensuite que, pendant toute cette période, les responsables des Églises ont toujours respecté les consignes des autorités et les restrictions imposées en raison du conflit, agissant «en toute responsabilité ». «Les rassemblements publics ont été annulés, la participation a été interdite et des dispositions ont été prises pour retransmettre les célébrations à des centaines de millions de fidèles à travers le monde qui, en ces jours de Pâques, tournent leur regard vers Jérusalem et la basilique du Saint-Sépulcre».
C’est pourquoi, le cardinal Pizzaballa, et le custode de Terre Sainte, Ielpo « expriment leur profond regret aux fidèles chrétiens de Terre Sainte et du monde entier, déplorant que la prière, en l’un des jours les plus sacrés du calendrier chrétien, ait été ainsi empêchée ».
Une prière pour la paix depuis le Mont des Oliviers
Aujourd’hui, à l’occasion de la solennité du Dimanche des Rameaux, selon un communiqué publié précédemment par le Patriarcat, le cardinal Pizzaballa, patriarche de Jérusalem des Latins, devrait animer un moment de prière pour la paix depuis le sanctuaire du Dominus Flevit, sur le Mont des Oliviers, à Jérusalem. À l'issue de celle-ci, le cardinal donnera sa bénédiction sur la Ville Sainte.
Le même communiqué précise en outre qu'en raison des restrictions imposées par la guerre au Moyen-Orient, la présence de la presse ne sera pas autorisée, mais la couverture sera assurée par un pool de l'agence Reuters.
L'annulation de la procession du Dimanche des Rameaux
Pour les mêmes raisons liées au conflit, l’annulation de la procession traditionnelle du dimanche des Rameaux depuis le Mont des Oliviers à Jérusalem avait déjà été décidée ces derniers jours.
À cette occasion, dans un communiqué publié sur le site du Patriarcat, le cardinal soulignait qu'« à la dureté de cette période de guerre qui nous touche tous, s’ajoute aujourd’hui celle de ne pas pouvoir célébrer dignement et ensemble la Pâques ». « Une blessure » qui s’ajoute « à tant d’autres infligées par le conflit », et qui ne peut toutefois pas arrêter la prière. Car – concluait-il – « aucune obscurité, pas même celle de la guerre, ne peut avoir le dernier mot ».
/image%2F0931598%2F20260326%2Fob_3a1fd2_dimanche-des-rameaux-jesus-ane-jerus.jpg)
Ouverture de la Semaine Sainte avec le Dimanche des Rameaux. - Le Blog des Spiritualités
Article publié pour la première fois le 13 avril 2025, modifié depuis. Ouverture de la Semaine Sainte Aujourd'hui le Dimanche des Rameaux : l'entrée du Roi dans la cité intérieure. Le dimanch...
https://www.jlturbet.net/2025/04/dimanche-des-rameaux-ouverture-de-la-semaine-sainte.html
Ouverture de la Semaine Sainte et Dimanche des Rameaux.
/image%2F0931598%2F20230302%2Fob_0a73fd_attention3.jpg)
Le « Blog des Spiritualités », est un site d'information libre et indépendant traitant de spiritualités, de symbolisme, d'ésotérisme, d'occultisme, d'hermétisme, d'Initiation, de religion, de franc-maçonnerie, de mouvements spirituels, etc...
Chaque contributeur ou contributrice, écrit en son nom personnel. Il ou elle signe ses articles.
Chaque signataire d'article est responsable de l'article qu'il rédige.
Sauf mention contraire explicite, chaque contributeur n'écrit ni au nom d'une association, ni d'un parti politique, ni d'une obédience maçonnique, ni d'une loge maçonnique, ni d'un mouvement spirituel... Mais bien en son nom personnel.
Les propos des signataires d'articles n'engagent qu'eux.
et non pas l'une ou l'autre des associations dont ils sont éventuellement membres.
La liberté d’expression est en France un droit Constitutionnel, quelle que soit notre appartenance à une association de quelque nature que ce soit.
Dans son article 10, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »
Dans l'article 11, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose aussi que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »
Ces deux articles ont valeur constitutionnelle car le préambule de la Constitution de la Ve République renvoie à la Déclaration de 1789.
La Constitution et les Lois de la République Française s'appliquent sur l'ensemble du territoire national et s'imposent à tout règlement associatif particulier qui restreindrait cette liberté fondamentale et Constitutionnelle de quelque façon que ce soit.
La Rédaction du Blog des Spiritualités
Pour tout contact : Redaction@jlturbet.net
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_8345e3_rameaux-2026-jerusalem-empechement.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_5abb30_sultan-abduelmecid-google-art-projec.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_3ff5fc_la-france-en-terre-sainte.png)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_370d25_2026-03-29-23-35-19.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_67e88a_jerusalem-est-occupee-illegalement-p.png)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_4609d6_vatican-news-rameaux-2026.jpg)
/image%2F0931598%2F20260330%2Fob_f2a25b_2026-03-29-23-33-04.jpg)
Commenter cet article