Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


RPMF : Le Grand-Maître de la Grande Loge de France, Marc Henry, fait un nouveau point d’étape.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 1 Décembre 2012, 12:33pm

Catégories : #Franc-Maçonnerie, #GLDF, #CMF

Marc-Henry-logo-GLDFC’est par une circulaire adressée aux Vénérables Maîtres et aux députés de la Grande Loge de France que le Grand-Maître de la GLDF, Marc HENRY, s’adresse solennellement à ses frères et, à travers eux à tous ceux qui s’intéressent à la recomposition du paysage maçonnique français (RPMF) qui est en train de se réaliser sous nos yeux.

 

Voici le texte de cette lettre :

 

Paris, le 28 novembre 2012

 

 

« Vénérables Maîtres, Mes Très Chers Frères,

Mes Très Chers Frères Députés,

 

Conformément à la déclaration du Conseil Fédéral du 13 juin 2012, approuvée par le Convent, nous avons procédé à des rencontres bilatérales avec d’autres obédiences soit historiques soit de création récente, toutes susceptibles d’œuvrer sur ce chantier. Il s’agit de la concrétisation de la déclaration de Bâle du 10 juin 2012 des cinq Grandes Loges Européennes rompant leurs relations avec la GLNF et nous proposant d’assumer un rôle majeur dans la recomposition du paysage maçonnique en France.

 

Durant le mois d’octobre, nous avons reçu les Grands Maîtres et les représentants de la Grande Loge Traditionnelle Symbolique Opéra (GLTSO), de la Loge Nationale Française (LNF), de la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GLAMF) et de la Grande Loge Indépendante de France (GLIF), les deux dernières étant de récentes émanations de la GLNF.

 

Ces entretiens ont porté sur le cadre général des relations établies avec les cinq Grandes Loges Européennes et sur leurs perspectives d’évolution.

 

Ce cadre porte notamment

-          sur le respect de l’autonomie des Grandes Loges existantes

-          sur le respect et l’indépendance des rites pratiqués

-          sur l’exigence d’une pratique maçonnique s’inscrivant dans la Tradition et la Régularité.

 

S’agissant du Rite Ecossais Ancien et Accepté, cette pratique se doit d’être en conformité avec les sept principes dénommés landmarks.

 

Concernant les autres Rites, les critères, même s’ils sont naturellement différents, se doivent de respecter les principes de la Franc-Maçonnerie universelle, à savoir l’invocation du Grand Architecte de l’Univers, la présence sur l’Autel des Serments des Trois Grandes Lumières, l’Equerre, le Compas et le Volume de la Loi Sacrée qu’est la Bible par référence à la Tradition, et la non mixité des travaux initiatiques.

 

Nos entretiens nous ont permis de constater que ce cadre général correspondait à la pratique de ces obédiences.

 

Quant aux modalités d’une recomposition du paysage maçonnique en France, nous leur avons exposé quelles étaient les voies explorées avec nos partenaires européens.

 

Parmi les orientations possibles, celle d’une structure associative de type confédérale semble devoir être privilégiée avec pour exigence le respect des spécificités et de l’autonomie de ses membres.

 

Dans la perspective d’une réflexion commune, il nous revient désormais d’en élaborer le projet et de le présenter aux obédiences que nous avons reçues.

 

La qualité et la régularité de nos travaux, double réalité affirmée par les cinq Grandes Loges Européennes dans le cadre de la Déclaration de Bâle, sont une incitation à recevoir fraternellement nos Frères en provenance de quelque obédience que ce soit, pour autant qu’ils veuillent travailler selon la Tradition et la régularité de notre Rite, et surtout pour autant que vous les reconnaissiez pour tels, car là est le critère essentiel depuis les premiers rituels de la Franc-maçonnerie naissante.

 

Dès maintenant, il est nécessaire d’apprendre à nous connaître car c’est dans le creuset des Loges que la fraternité initiatique se développe : il va de soi que, pour nous, cette ouverture doit s’inscrire dans la réciprocité, condition nécessaire à un aboutissement harmonieux des dialogues que nous venons d’engager.

 

Nous vous prions de croire, Vénérables Maîtres, mes Très Chers Frères, mes Très Chers  Frères Députés, en l’expression de nos sentiments chaleureux et fraternels.

 

                                                            Marc HENRY »

 

 

Quelques commentaires personnels à ce texte :

 

Marc Henry s’adresse solennellement à ses frères. Il avait promis de les tenir informés régulièrement de l’avancement des discussions en cours entre la Grande Loge de France, les obédiences européennes et les obédiences françaises : c’est chose faite pour la deuxième fois. Le 12 juillet dernier la GLDF informait en effet de l’état d’avancement des discussions (voir article sur ce bloc-notes).

 

Le 12 septembre 2012, le jour même où la Grande Loge Unie d’Angleterre retirait sa reconnaissance à la GLNF, les représentants de la Grande Loge de France étaient à Bruxelles avec les représentants des 5 obédiences européennes et pour la 1ère fois la GL-AMF (voir article sur ce bloc-notes).

 

Que nous apprend donc la lettre du Grand-Maître de la Grande Loge de France ?

 

Que la Grande Loge de France est bien l’obédience chargée en France d’être l’interlocuteur des 5 obédiences européennes. C’est elle qui est chargée, conformément à la déclaration de Bâle d’organiser le retour à la fraternité européenne, voire extra européenne ensuite.

 

Pour cela la Grande Loge de France a d’ores et déjà pris contact avec 4 obédiences maçonniques :

 

Deux obédiences avec qui la GLDF a depuis toujours des relations fraternelles et qui sont connues et reconnues : la Grande Loge Traditionnelle Symbolique Opéra (GLTSO, qui travaille majoritairement au rite Ecossais Rectifié, avec aussi des loges travaillant au REAA, au rite anglais de style Emulation, au Rite du Standard d’Ecosse et même au rite d’York), la Loge Nationale Française (LNF, qui travaille au rite Français Traditionnel, au rite anglais de style Emulation et au rite Ecossais Rectifié et qui a des loges de recherches reconnues comme la loge William Preston).

 

Deux obédiences récentes issues de la GLNF : la Grande Loge de l’Alliance Maçonnique Française (GL-AMF, multi-rites mais dont les loges travaillent en très grande majorité au REAA) et la Grande Loge Indépendante de France (GLIF, qui travaille au rite Ecossais Rectifié, au rite Français traditionnel et au rite anglais de style Emulation).

 

Il a été constaté que ces Grandes Loges, quels que soient leurs rites, travaillent selon les principes de la Franc-Maçonnerie Universelle, à savoir avec  l’invocation du Grand Architecte de l’Univers, la présence sur l’Autel des Serments des Trois Grandes Lumières, l’Equerre, le Compas et le Volume de la Loi Sacrée qu’est la Bible par référence à la Tradition, et la non mixité des travaux initiatiques.

 

Quant à la forme que pourrait prendre à la fin des discussions un rassemblement de ces Grandes loges, une « structure associative de type confédérale semble devoir être privilégiée avec pour exigence le respect des spécificités et de l’autonomie de ses membres ».

 

C’est donc bien à la Grande Loge de France, mandatée pour cela par les Grandes Loges Européennes, qu’il revient « d’en élaborer le projet » et de le présenter ensuite aux obédiences françaises. Ce sont ensuite les convents de ces obédiences respectives qui seront saisis et les frères qui accepteront – ou non – de rejoindre la structure confédérale qui sera proposée par la Grande Loge de France.

 

Avec trois lignes directrices :

 

- le respect de l’autonomie des Grandes Loges existantes

- le respect et l’indépendance des rites pratiqués

- l’exigence d’une pratique maçonnique s’inscrivant dans la Tradition et la Régularité.

 

Le premier point (l’autonomie des Grandes Loges existantes) est explicité plus loin dans le texte par le Grand-Maître de la Grande Loge de France.

 

Relisons ce que dit le Grand-Maître :

 

« La qualité et la régularité de nos travaux, double réalité affirmée par les cinq Grandes Loges Européennes dans le cadre de la Déclaration de Bâle, sont une incitation à recevoir fraternellement nos Frères en provenance de quelque obédience que ce soit, pour autant qu’ils veuillent travailler selon la Tradition et la régularité de notre Rite, et surtout pour autant que vous les reconnaissiez pour tels, car là est le critère essentiel depuis les premiers rituels de la Franc-maçonnerie naissante ».

 

Que dit Marc Henry aux vénérables maîtres de la GLDF ?

Que la régularité des travaux de la GLDF est d’ores et déjà reconnue par les Grandes Loges européennes. Elle n’est plus à prouver.

Les Vénérables maîtres peuvent donc continuer à recevoir « fraternellement nos Frères en provenance de quelque obédience que ce soit » (donc pour être clair les frères de la GLTSO, de la LNF, de la GL-AMF, de la GLIF, mais aussi du GODF ou du DH par exemple), puisque en assistant aux tenues de la GLDF au Rite Ecossais Ancien et Accepté, ils acceptent de fait de « travailler selon la Tradition et la régularité de notre Rite ».

 

Le Grand-Maître de la Grande Loge de France laisse une marge d’appréciation importante aux Vénérables Maîtres des loges de la GLDF en précisant que les frères des autres obédiences peuvent être reçus « surtout pour autant que vous les reconnaissiez pour tels, car là est le critère essentiel depuis les premiers rituels de la Franc-maçonnerie naissante ».

 

Marc Henry est bien là dans la lettre et l’esprit des Constitutions d’Anderson de 1723 dont l’un des buts est de réunir ce qui est épars. Et il se réfère également à l’une des plus anciennes formules connues de la Franc-Maçonnerie : « - Etes-vous franc-maçon ? – Mes frères me reconnaissent pour tel ».

 

Si les frères du Grand Orient de France par exemple, qui travaillent dans leurs loges avec des règles différentes de celles de la GLDF, souhaitent venir partager les travaux des frères de la Grande Loge de France qui travaillent, dans leurs loges, de façon traditionnelle et régulière, selon les principes de la Franc-Maçonnerie Universelle, c’est-à-dire avec l’invocation au Grand Architecte de l’Univers, la présence sur l’Autel des Serments des Trois Grandes Lumières, l’Equerre, le Compas et le Volume de la Loi Sacrée qu’est la Bible par référence à la Tradition, et la non mixité des travaux initiatiques, alors, écrit Marc Henry, il n’y a pas de raison qu’ils ne soient pas reçus, sous la seule restriction que les Vénérables Maîtres des loges de la Grande Loge de France « les reconnaissent pour tels ».

 

Et, cela va de soi, le Grand Maître de la Grande Loge de France écrit que « pour nous, cette ouverture doit s’inscrire dans la réciprocité, condition nécessaire à un aboutissement harmonieux des dialogues que nous venons d’engager».

 

Il serait en effet pour le moins illogique, ou paradoxal (ou les deux)  qu’une obédience qui revendiquerait de s’inscrire dans le processus confédéral de retour à la fraternité universelle ne souhaiterait pas, dans le même temps, que les frères de cette obédience partagent les travaux de ceux qui s’inscrivent fraternellement dans ce même processus.

 

Les lecteurs attentifs de cette lettre, comme des précédents courriers, lettres, circulaires et communiqués de la Grande Loge de France, auront bien notés que des mots qui fusent et se diffusent – notamment sur internet - dans des prises de positions extérieures,  ne font pas partie du vocabulaire utilisé par le Grand-Maître de la Grande Loge de France.

 

Ces expressions sont, par exemple car il y en a à foison, « obligation de croire en Dieu et en sa volonté révélée », « négociations avec la Grande Loge Unie d’Angleterre », « accepter les conditions de Londres », « courir après la reconnaissance anglaise » etc…

 

Si le Grand-Maître de la Grande Loge de France ne les emploie pas c’est bien parce qu’elles ne correspondent à aucune réalité.

 

La Grande Loge de France, fidèle à son histoire, en accord et mandatée pour cela par les cinq obédiences européennes signataires de la déclaration de Bâle du 10 juin 2012, poursuit donc son œuvre de rassemblement des frères qui souhaitent retrouver la fraternité universelle de la Franc-Maçonnerie régulière et de Tradition.

 

Le chemin est tracé. Il convient maintenant, pour chaque frère qui le souhaite, de le suivre.

 

 

Jean-Laurent Turbet

 

 

 

° Pour aller plus loin :

 

° GL-AMF, le Grand Maître Alain Juillet informe ses troupes sur les discussions en cours, sur ce site.

 

° La GLIF, une puissance maçonnique souveraine, sur ce site.

 

° GLNF : Le texte de la GLUA qui enlève la reconnaissance (explications), sur ce site.

° GLNF : La reconnaissance anglaise, c’est fini, sur ce site.

° GLDF : Un point officiel sur les négociations en cours, sur ce site.

° La GLDF répond officiellement aux 5 obédiences européennes, sur ce site.

° La déclaration de Bâle du 10 juin 2012, sur ce site.

Commenter cet article

Stéphane YAOB 03/12/2012 14:27


Est-ce que les FF de la GLDF peuvent continuer à aller au GO ? à la GLFF ? au DH ?


Les négociateurs europééns demandent-ils que cela devienne illicite ?


 

martin 01/12/2012 18:29


Bonjour à tous,


Juste une petite remarque il me semble que la GLTSO pratique également le Rite Français Traditionnel.


3XBises

Michel INDRIERI 01/12/2012 16:54


Bonsoir mon bien aimé frère,


Après une lecture attentive de la déclaration du GM de la GLDF et de l'analyse qui en est faite, une question me vient.


Il est question de réciprocité de visites. Si je comprends parfaitement que les visiteurs venant à la GLDF doivent respecter les critères de la régularité des travaux des loges de la GLDF évoqués
par le GM Marc Henry, et notamment la non mixité et les 3 grandes lumières (Bible compas et équerre) pour ne citer que ceux-là, y a-t-il nécessité à "exiger" ou demander que les frères de la GLDF
ne visitent que des loges respectant les mêmes règles? Je pense en particulier aux loges mixtes du DH ou à certaines loges du GODF dont le livre de référence pourrait être, par exemple, un
livre blanc ou les constitutions du GODF. Comment donc définir le terme "réciprocité"?


Je vous remercie de m'éclairer sur ce point.


Bien fraternellement


Michel INDRIERI (ex-GLNF)

pryor 01/12/2012 15:03


donc quand des frères de laGLDF viennent chez nous, ils ne participent pas à des travaux initiatiques???en tout cas, ils ne devraient fréquenter aucune obédience où sont les femmes  si on
suit bien!!!

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents