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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


Le Convent du Grand Orient de France débute dans une sale ambiance.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 2 Septembre 2006, 01:25am

Catégories : #Franc-Maçonnerie

Le Convent du Grand Orient de France qui vient de s'ouvrir ne se passe visiblement pas dans la plus grande sérénité.

Voici ci-dessous l'article de Libération :

Les francs-maçons se battent pour une «gratte».
Rixe lors du rassemblement annuel du Grand Orient, qui a débuté hier à La Rochelle
. Par Renaud LECADRE.
Le ton du convent (assemblée générale) annuel du Grand Orient de France, ouvert hier à La Rochelle, a d'emblée été donné : deux dignitaires francs-maçons en sont venus aux mains, séparés in extremis par des frères. Le GO est coutumier des convents houleux ­ signe de la vitalité de sa démocratie interne. Mais celui-là outrepasse la tradition. Plusieurs membres du conseil de l'ordre (conseil d'administration) viennent de porter plainte au pénal, visant l'actuel grand maître (président), Jean-Michel Quillardet, avocat dans le civil.
Lièvre. Comme souvent, de très profanes affaires de sous empoisonnent la vie de l'obédience. La direction du GO a tout fait pour priver de parole les responsables de sa filiale immobilière (Sogofim), en charge des temples où se tiennent les tenues (réunions) bimensuelles. Guy Worms, contrôleur d'Etat dans le civil, ancien conseiller de Bérégovoy, nommé président de la Sogofim à la suite d'une des nombreuses alternances à la tête du GO, avait levé un lièvre : l'obédience aurait pu se contenter de facturer aux milliers de loges la location des temples 72 euros par an, et non 94 euros. A l'entendre, le GO se comporte comme un vulgaire «capitaliste» mettant de côté cette «gratte» au détriment des frères de base. Crime de lèse-majesté !
Le grand maître organise un putsch en vue d'évincer Worms, mais aussi Hugues Leforestier, directeur du Caveau de la République (un théâtre parisien) et chef de file des opposants : Quillardet convoque en catimini, un 1er avril (sic) à 7 h 30, une assemblée générale en vue de les débarquer avant qu'ils ne prennent la parole devant un parterre de dignitaires.
Nullités. Sauf que Me Quillardet s'y prend comme un manche, la convocation de l'AG étant entachée de multiples nullités. Le 18 juillet, le tribunal de commerce réintègre Worms et Leforestier dans leurs fonctions. S'ensuit une «course contre la montre en vue de les empêcher de s'exprimer devant le convent», résument leurs avocats, Mes Florence Rémy et Dominique Inchauspé. En plein mois d'août, le tribunal retoque par deux fois le GO, désireux de reconvoquer une nouvelle AG en urgence. Encore raté : Worms pourra s'exprimer devant le convent.
Il y a deux ans, la direction du GO avait tenté de le suspendre sous un motif fallacieux à la veille de l'assemblée annuelle ; là encore, la justice profane lui avait sauvé la mise. Le rigoureux contrôleur d'Etat n'entend pas en rester là et vient de porter plainte au pénal contre le grand maître : «Je refuse de mettre en cause le GO en tant que personne morale, mais le fait que ceux qui s'arrogent le droit de faire des conneries en son nom rendent des comptes.» 
Une autre plainte a été déposée visant la filiale édition du GO. Un proche du grand maître juge «hautement souhaitable d'éviter de mêler le monde dit "profane" pour un différend ne concernant que des frères». Trop tard. «Plus rien ne s'oppose à une descente de police au GO», pronostique un dignitaire.

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