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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


Mc Cartney, Yesterday.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 8 Décembre 2006, 01:57am

Catégories : #Musique

Article de Pascal Dupont vu sur le site de l'Express :

De Lennon au King, de sa première trompette à Penny Lane, l'ex-Beatle offre à L'Express quelques morceaux choisis de son immense carrière, alors que sort un DVD sur sa dernière tournée américaine

Un an après Chaos and Creation in the Backyard, dernier album plébiscité par le public et la critique, sir Paul bat de nouveau la campagne. En images et en souvenirs.Le DVD The Space Within US retrace sa tournée triomphale de 2005, aux Etats-Unis. Un barnum de quatre-vingt-cinq minutes où McCartney semble toujours aussi ravi de «faire le Paul». Une ribambelle de scènes, de chansons et de musique qui a des allures de premier bilan pour le célébrissime Beatle. Avec L'Express, il revient, en exclusivité et avec gentillesse et humour, sur quelques moments d'une riche carrière.

Elvis, les Russes, et moi

Plan d'ouverture du DVD: McCartney déambule sur une plage déserte. Comme un gamin. «Le monde ne serait pas si mal si nous avions tous la capacité de nous accrocher à nos rêves d'enfant. Quand j'étais môme, j'ignorais que je deviendrais musicien. Je me contentais d'être sérieux à l'école. Et, comme j'avais de bons résultats, je m'imaginais prof d'anglais. En fait, c'est ce que je suis devenu, malgré moi. C'est fou le nombre de gens qui ont appris l'anglais grâce aux Beatles. Les derniers à me l'avoir confessé sont les dirigeants du Kremlin.» Une telle popularité aurait de quoi lasser n'importe qui. Pas Paul. «La seule chose troublante, c'est d'avoir le sentiment que les gens me connaissent mieux que je ne me connais. Le plus souvent, j'oublie mes chansons; les fans, eux, se les repassent sans cesse. Ils savent tout de ma vie privée, se souviennent des dates de tous mes concerts. Le plus drôle, c'est que, de mon côté, j'en sais probablement plus sur Elvis Presley que sur moi-même.»

Ma trompette

A l'aise dès qu'il s'agit de manier la guitare, la basse et l'orgue, McCartney a tâté de la trompette dans sa jeunesse. Ce fut même son premier instrument. «En fait, mon père [musicien dans une formation de jazz] en jouait. Il m'en a acheté une quand j'avais 13 ans. J'ai appris tout seul, mais j'ai vite compris que je ne pourrais jamais chanter avec ce truc dans la bouche. J'ai alors demandé une guitare. En studio, je joue parfois encore du bugle [flugelhorn, instrument à pistons utilisé dans les fanfares]. J'aime sa sonorité chaude.»

Penny Lane, et quelques autres

Une tournée américaine où se mêlent classiques des Beatles et chansons composées plus tard, en solo. Sur chaque titre plane l'ombre de John Lennon. Témoin ce Flaming Pie, composé à la fin des années 1990. «A nos débuts, quand on nous demandait d'où venait ce nom idiot de Beatles, John répondait qu'un homme lui était apparu sur une tarte flambée [flaming pie]. Et qu'il nous avait ordonné de devenir les Beatles avec un “a”, et non Beetles avec un “e”. La blague m'a toujours ravi. J'ai eu envie d'en faire une chanson, en souvenir.»`Beaucoup des premières compositions du binôme font référence au Liverpool de leur adolescence. A commencer par Penny Lane, une rue commerçante empruntée par des bus qui menaient soit chez l'un, soit chez l'autre. «Il y a quelque chose de Dickens et de romantique dans ce titre. J'ai écrit en activant simplement mes souvenirs. Dans cette rue, il y avait un coiffeur, une banque, une caserne de pompiers et, invariablement installée au même endroit, une petite infirmière qui vendait des coquelicots pour les bonnes œuvres. Je chantais donc poppies [coquelicots], les gens entendaient puppies. Absurde! Comme si elle avait pu vendre des petits chiens.»

Plus absurde encore: les incessantes disputes entre John et Paul à propos de la paternité des mélodies qu'ils avaient composées ensemble. Initialement intitulée Scrambled Eggs (œufs brouillés) et interprétée par un orchestre à cordes, Yesterday est, de toutes les chansons, la seule dont l'ombrageux John, qui avait du mal à reconnaître le talent de son alter ego, voudra bien le créditer. «Je me suis réveillé un matin avec cette mélodie en tête, incapable de me rappeler où et quand je l'avais entendue. J'ai passé deux semaines à interroger les gens autour de moi. Personne ne pouvait me répondre. A la fin, quelqu'un m'a dit: “C'est ta chanson, mec, elle t'appartient.” Après quoi, j'ai écrit les paroles. On y trouve ces mots: “Why she had to go, I don't know, she wouldn't say” [Pourquoi elle a dû partir, j'en sais rien, elle ne l'a pas dit]. Plus tard, j'ai réalisé qu'il s'agissait de ma mère, décédée quand j'avais 14 ans.»

Familles, je vous aime!

Les papys et les mamies sont venus avec leurs petits-enfants; les jeunes pères, avec leurs grands ados... Si Paul McCartney devait résumer sa tournée américaine, il évoquerait la communion intergénérationnelle qu'elle a suscitée. «Dans leur grande majorité, les gens pensent que la paix est une bonne idée, que l'amour est tout ce dont on a besoin [“love is all you need”] et que les valeurs familiales ne sont pas si sottes.» McCartney le proclame haut et fort: il a toujours eu le sens de la famille. «En réalité, nous l'avions tous.» Mais Brian Epstein, le manager des Beatles, s'ingéniait à dissimuler leurs mariages respectifs, qu'il jugeait préjudiciables à leur image auprès des groupies. Et à leur réputation de rebelles résolus à faire tomber les institutions. Le temps a passé. Le rebelle a 64 ans et pose en paterfamilias. Comme premier bilan, il y a pire.

The Space Within Us (Warner).

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