<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
         xmlns:err="http://jelix.org/ns/xmlerror/1.0">
 <channel>

	
    <title><![CDATA[Commentaires de l'article: Le savoir grec nous a t'il été transmis par l'Islam?]]></title>
    <link>http://www.jlturbet.net/article-21767317-6.html#anchorComment</link>
    <description>Les 25 derniers commentaires publiés sur l'article &quot;Le savoir grec nous a t'il été transmis par l'Islam?&quot; du blog &quot;Bloc notes de Jean-Laurent&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
        <image>
        <url>http://fdata.over-blog.net/0/17/37/47/avatar-blog-805009-tmpphpWgz5tb.gif</url>
        <title><![CDATA[Commentaires de l'article: Le savoir grec nous a t'il été transmis par l'Islam?]]></title>
        <link>http://www.jlturbet.net/article-21767317-6.html#anchorComment</link>
                            </image>
    
    <pubDate>Fri, 17 Feb 2012 12:56:18 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Fri, 17 Feb 2012 12:56:18 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.jlturbet.net</copyright>            <category>Histoire</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Commentaire de fee]]></title>
        <link>http://www.jlturbet.net/article-21767317-6.html#comment29989186</link>        <description><![CDATA[<!--Le bloc qui englobe l'ensemble du site-->&nbsp;Je vous adresse un commentaire du journal tunisien "r&eacute;alit&eacute;s". J'esp&egrave;re que la publication est l&eacute;gale sans demander l'avis du journal ou pas. Mais pour l'enrichissement de d&eacute;bat j'ai voulu vous faire savoir ce qui pensent&nbsp; les gens du Sud<br />merci<br />bonne lecture&nbsp;
<div id="global"><!--header-->
<div id="header">
<div class="header-haut">
<h1><a href="http://ann.over-blog.com/"></a></h1>
</div>
<!--header-haut-->
<div class="header-bas">&nbsp;</div>
</div>
<!--header--><span id="date" class="date">dimanche 10 ao&ucirc;t 2008&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;11:41 Heure de Tunis</span><!--Le bloc conteneur-->
<div id="conteneur"><!--bloc droite-->
<div class="left">
<p class="navigation-left"><a class="home" title="Retour &agrave; la page d'accueil" href="http://ann.over-blog.com/"></a><a class="recherche" title="Recherche sur le site" onclick="document.getElementById('Search').style.display = 'block';"></a></p>

<div id="left" class="bloc-menu-left">&nbsp;</div>
<!--bloc-menu-left-->
<div class="pub">&nbsp;</div>
<!--bourse-->
<div class="bloc-sondage">
<div class="bloc-sondage-content">&nbsp;</div>
</div>
<!--bloc-sondage--></div>
<!--left--><!--Partie centrale-->
<div class="content"><!--Partie centrale-->
<div id="content" class="content">
<div class="article-conteneur">

<div id="auteur" class="titre-theme2"><span id="theme_label" class="titre-theme-gauche">Culture <span id="Titre_Article" class="title-article">La contribution des Arabes &agrave; la renaissance europ&eacute;enne: Un point de d&eacute;tail de l&rsquo;histoire ?<br /></span>&nbsp;</span><span class="titre-theme-droite">&nbsp;&nbsp; <!--<img src="../Channels/bewtunisie/templates/Template_Realites/images/ico-send.gif" alt="Envoyer cet article" title="Envoyer cet article" /> --></span></div>
<span id="SubTitre_Article">Par Tahar Mansouri</span> <br /><br />
<div class="contenu-article">
<div id="hidden_div" class="contenu-article-i" style="display: none;">Il est normal, naturel, voire m&ecirc;me n&eacute;cessaire de relire l&rsquo;histoire et de bousculer les &eacute;vidences, autrement on n&rsquo;est pas historien. Or pouvons-nous le faire toujours quand on n&rsquo;a pas les moyens de le faire ? Pouvons-nous toujours le faire avec des intentions non pas de comprendre le pass&eacute; mais de le corrompre ? Ce sont des questions que m&rsquo;a sugg&eacute;r&eacute;es la lecture de l&rsquo;ouvrage &ldquo;Aristote au Mont Saint Michel, les racines grecques de l&rsquo;Europe chr&eacute;tienne&rdquo; (Paris, Seuil, 2008) du professeur Sylvain Gouguenheim qui, voulant solder &laquo;la dette de l&rsquo;Europe envers l&rsquo;Islam&raquo; s&rsquo;est attel&eacute; &agrave; discuter une &eacute;vidence exprim&eacute;e par A. De Libera dans &ldquo;Penser au Moyen-Age&rdquo; (Seuil, Paris, 1991, p.104) qui consiste &agrave; dire&laquo;que les Arabes aient jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la formation de l&rsquo;identit&eacute; culturelle de l&rsquo;Europe (est une chose) qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de discuter, &agrave; moins de nier l&rsquo;&eacute;vidence&raquo;.<br />Malgr&eacute; les d&eacute;clarations de l&rsquo;auteur de ne pas pol&eacute;miquer (p. 10), le livre qu&rsquo;il nous pr&eacute;sente est en soi une pol&eacute;mique : de par sa d&eacute;marche, ses r&eacute;p&eacute;titions, ses contre-v&eacute;rit&eacute;s, ses contradictions et ses erreurs.<br /><br />Ignorance et contre-v&eacute;rit&eacute;s<br />La d&eacute;marche du professeur Sylvain Gouguenheim est simpliste: les Arabes n&rsquo;ont rien donn&eacute; &agrave; l&rsquo;Europe, ils n&rsquo;ont eux-m&ecirc;mes rien pris de valable aux Grecs. Et l&rsquo;Europe a d&eacute;couvert d&rsquo;elle-m&ecirc;me le savoir grec, et &laquo;seule elle a cr&eacute;&eacute; la science moderne (p. 23), elle a traduit directement depuis le VIe si&egrave;cle &mdash;et m&ecirc;me avant cette date&mdash; les &oelig;uvres d&rsquo;Aristote et de Platon et tant d&rsquo;autres &oelig;uvres de savants et philosophes grecs sans passer par aucun interm&eacute;diaire et encore moins l&rsquo;int&eacute;rimaire arabo-musulman. Et si les Arabes ont fait traduire des textes grecs, ils n&rsquo;ont jamais int&eacute;gr&eacute; ce savoir et ne l&rsquo;ont jamais int&eacute;rioris&eacute;, et si par hasard cela s&rsquo;est fait c&rsquo;est gr&acirc;ce aux traducteurs nestoriens, sab&eacute;ens et melkites, qui ne livraient pas tout le secret de cette pens&eacute;e &agrave; leurs ennemis, ma&icirc;tres et bourreaux. Abd al-Malik et al-Hajjaj, Haroun al-Rachid et al- Mamoun ne sont que des conqu&eacute;rants oppresseurs, mais sous leur aile tout de m&ecirc;me ont &eacute;t&eacute; faites des traductions capitales. Encore plus, si des traductions ont &eacute;t&eacute; faites, elles ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;&oelig;uvre de quelques m&eacute;c&egrave;nes musulmans, qui sans doute commandaient des traductions dans un but plut&ocirc;t de notori&eacute;t&eacute; sociale que par n&eacute;cessit&eacute; de savoir et de connaissance. Et m&ecirc;me si &laquo;les traductions du grec en arabe par les Chr&eacute;tiens repr&eacute;sentent une &oelig;uvre gigantesque et m&eacute;connue (p.87)&raquo;, loin s&rsquo;en faut. La litt&eacute;rature arabe abonde dans la mise en valeur de ces contributions et dans la mise en exergue des Ishaq b. Hounain, les Ibn Masawayh et les Qusta b. Louqa al-Baalabaki et tant d&rsquo;autres. Quant &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de M&eacute;decine de Jound Shapour, elle est tellement connue que nul n&rsquo;ignore les Bani Bakhtyashou ! <br /><br />Une Europe imaginaire<br />Le professeur Sylvain Gouguenheim, ignorant certainement la litt&eacute;rature arabophone et occultant &agrave; dessein les &eacute;crits de ses contemporains et compatriotes, s&rsquo;est hasard&eacute; &agrave; &eacute;crire des contre-v&eacute;rit&eacute;s absurdes, &agrave; moins que, ignorant lui-m&ecirc;me cette litt&eacute;rature, il ait cru que tout le monde l&rsquo;ignore. Il a fait la d&eacute;couverte et il est normal qu&rsquo;il la fasse conna&icirc;tre !<br />Partant dans la r&eacute;futation de la contribution de la culture arabo-musulmane non seulement &agrave; la formation d&rsquo;une partie de la culture europ&eacute;enne, chose que seuls ceux qui ont &eacute;t&eacute; atteint de c&eacute;cit&eacute; mentale peuvent nier, mais au d&eacute;veloppement du savoir humain en g&eacute;n&eacute;ral, le professeur Sylvain Gouguenheim parle de la dette de l&rsquo;Europe envers le Monde arabo-musulman. D&rsquo;abord, le mot dette renvoie &agrave; un commerce de bas &eacute;tage et m&eacute;prisant &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du savoir, le consid&eacute;rant comme une chose, une marchandise ou tout autre objet monnayable. En plus, parler de l&rsquo;Europe au Moyen-Age rel&egrave;verait de la contre-v&eacute;rit&eacute; historique. Il a oubli&eacute; le partage de Verdun, il a oubli&eacute; les guerres seigneuriales, il a fait taire la haine &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Byzance. Entre l&rsquo;Occident et Byzance &mdash;tous les sp&eacute;cialistes s&rsquo;accordent &agrave; le dire &mdash;les relations n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; comme celles d&eacute;crites par le Professeur Sylvain Gouguenheim. Cette belle relation gr&eacute;co-occidentale au temps des Byzantins ne l&rsquo;est que sous la plume de l&rsquo;honorable professeur. Aurions-nous oubli&eacute; le schisme de Photius et la bataille avec la Papaut&eacute; sous le r&egrave;gne des Mac&eacute;doniens ? Aurions-nous oubli&eacute; la description faite par la princesse Anne Comn&egrave;ne lorsqu&rsquo;elle disait en parlant des Occidentaux :&laquo;Mon p&egrave;re savait toujours qu&rsquo;ils avaient la bouche ouverte et la main tendue&raquo; ? Aurions-nous oubli&eacute; cette description de la prise de Constantinople par Nic&eacute;tas Choniat&eacute;s lorsqu&lsquo;il comparait &laquo;le comportement barbare&raquo; des Latins &agrave; Constantinople (1204) et &laquo;l&rsquo;humanit&eacute;&raquo; des Musulmans a J&eacute;rusalem (1187) ? Et en d&eacute;finitive aurions-nous oubli&eacute; la fameuse lettre cordiale envoy&eacute;e par Nicolas Mysticos, patriarche de Constantinople et r&eacute;gent du jeune empereur Constantin VII (913-959), au calife abbasside au d&eacute;but du Xe si&egrave;cle et qui disait : &laquo;Du moment qu&rsquo;il y a deux souverainet&eacute;s, celle des Sarrasins et celle des Romains qui dominent et inondent de leur lumi&egrave;re l&rsquo;ensemble de la souverainet&eacute; terrestre, comme le font les deux grands luminaires dans le firmament, il faut pour cette seule raison vivre en communaut&eacute; et en fraternit&eacute;&hellip;.&raquo; ? Et puis aurions-nous oubli&eacute; que les Byzantins, m&ecirc;me h&eacute;ritiers du pass&eacute; grec, ne se sont pas ainsi d&eacute;sign&eacute;s mais plut&ocirc;t par le terme de Romains et leur empire n&rsquo;est que l&rsquo;empire romain et c&rsquo;est tout. Le mot &ldquo;grec&rdquo; ou &laquo;grekoi&raquo; n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; positif, ni sous la plume des &laquo;Byzantins&raquo; ni sous celle des Latins. Dans un &eacute;lan de dispute, les uns m&eacute;prisaient les autres parce qu&rsquo;ils sont grecs et les autres parce qu&rsquo;ils sont barbares. <br />En d&eacute;finitive, dans cette &laquo;belle relation byzantino-occidentale &agrave; la Gouguenheim&raquo;, les Byzantins auraient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la domination turque &agrave; celle des Latins : au terme du concile de Florence, Ferrari (1436-1439), le repr&eacute;sentant de Byzance, aurait dit&laquo;Mieux vaut voir r&eacute;gner &agrave; Constantinople le turban turc que la mitre des Latins !&raquo;. Tout cela a &eacute;t&eacute; laiss&eacute; de c&ocirc;t&eacute;, pour la bonne cause : les Arabes n&rsquo;ont rien transmis &agrave; l&rsquo;Europe et tout est pass&eacute; par l&agrave; o&ugrave; il y avait une communaut&eacute; grecque ou hell&eacute;nophone. Ces communaut&eacute;s &eacute;taient partout o&ugrave; il y a un canal de transmission. Les Arabes n&rsquo;avaient pas l&rsquo;intelligence qu&rsquo;il faut, ils seraient des transporteurs d&rsquo;&laquo; un bien&raquo; qu&rsquo;ils ne comprenaient pas et d&rsquo;un savoir dont ils ignoraient la quintessence, la saveur et la valeur ! Soyons historiens et non &laquo;id&eacute;ologues&raquo; des ann&eacute;es 30 du si&egrave;cle dernier.<br />Faut &ndash;il souligner le caract&egrave;re &laquo;guerrier&raquo; des premi&egrave;res traductions m&eacute;di&eacute;vales en Europe, comme le montre si bien Pierre le V&eacute;n&eacute;rable.<br /><br />Conna&icirc;tre pour r&eacute;futer <br />Les premi&egrave;res traductions, qu&rsquo;elles soient du grec au latin ou de l&rsquo;arabe au latin, ne l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; que pour &laquo;combattre l&rsquo;ennemi sarrasin&raquo;. Pierre le V&eacute;n&eacute;rable, abb&eacute; clunisien et promoteur des Studia arabica, non pas dans le but de promouvoir la science grecque mais&laquo;pour r&eacute;futer l&rsquo;h&eacute;r&eacute;sie mahom&eacute;tane&raquo; ; mais pour la r&eacute;futer il faut la conna&icirc;tre, voil&agrave; ce qu&rsquo;il &eacute;crivit :&laquo;Qu&rsquo;on donne &agrave; l&rsquo;erreur mahom&eacute;tane le nom honteux d&rsquo;h&eacute;r&eacute;sie, ou celui inf&acirc;me, de paganisme, il faut agir contre elle, c&rsquo;est-&agrave;-dire &eacute;crire. Mais les Latins et surtout les modernes, l&rsquo;antique culture p&eacute;rissant, suivant les Juifs qui admiraient jadis les ap&ocirc;tres polyglottes, ne savent d&rsquo;autre langue que celle de leur pays natal&hellip;Je suis donc all&eacute; trouver des sp&eacute;cialistes de la langue arabe&hellip;je les ai persuad&eacute;s &agrave; force de pri&egrave;res et d&rsquo;argent de traduire d&rsquo;arabe en latin l&rsquo;histoire et la doctrine de ce malheureux et sa loi-m&ecirc;me qu&rsquo;on appelle Coran&hellip;. Et pour que la fid&eacute;lit&eacute; de la traduction soit enti&egrave;re&hellip; aux traducteurs chr&eacute;tiens j&rsquo;ai adjoint un Sarrasin &hellip; en l&rsquo;ann&eacute;e du seigneur 1142 [J. Le Goff, &ldquo;Les Intellectuels au Moyen-Age&rdquo;, Paris, 1957, pp. 20-22]. Ainsi si l&rsquo;on croit A. De Libera (p. 103)&laquo;l&rsquo;Occident m&eacute;di&eacute;val est philosophiquement sous d&eacute;velopp&eacute;&raquo; !<br />Dans le Monde arabo-musulman m&eacute;di&eacute;val, la cr&eacute;ation culturelle et scientifique m&eacute;di&eacute;vale n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; une simple traduction d&rsquo;&oelig;uvres anciennes mais plut&ocirc;t un commentaire. Ibn Rochd, le fameux Averro&egrave;s, n&rsquo;est-il pas connu comme &eacute;tant le commentateur d&rsquo;Aristote (A. De Libera, p. 103) ! C&rsquo;est par le biais de ses commentaires qu&rsquo;Aristote fit une entr&eacute;e difficile et presque clandestine en Europe occidentale !<br /><br />Haine et contradiction<br />Un autre &eacute;l&eacute;ment qui frappe le lecteur est la contradiction de l&rsquo;auteur : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; les Arabes &eacute;taient tributaires de ceux qui traduisaient et dans ce cas les Chr&eacute;tiens d&rsquo;Orient et c&rsquo;est une&laquo;&eacute;vidence historique&raquo;, mais ceux-ci ne traduisaient pas tout &agrave; leurs ma&icirc;tres et bourreaux, et puis les savants musulmans qui ne savaient pas le grec avaient la capacit&eacute; de faire le tri. &laquo;Les juristes musulmans ne s&rsquo;accordaient pas sur l&rsquo;usage qu&rsquo;il convenait de faire de ces prises. En g&eacute;n&eacute;ral, on consid&egrave;re qu&rsquo;il fallait d&eacute;truire les ouvrages religieux mais examiner les textes scientifiques (p. 131)&raquo;. Comprendra qui voudra : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ils ne savaient pas le grec et d&rsquo;un autre ils avaient la capacit&eacute; de faire le tri par le contenu !<br />Le professeur Sylvain Gouguenheim s&rsquo;est attel&eacute; &agrave; la comptabilit&eacute; des noms dans un esprit d&rsquo;&eacute;picier, usant d&rsquo;un langage haineux &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des Arabes et des Musulmans, jouant sur les mots et leur ambivalence, faisant des comptes de ce qu&rsquo;il appelle &ldquo;manuscrits exacts, textes corrects &ldquo;(pp. 54-57,59), mais il n&rsquo;a jamais sembl&eacute; &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute; par le contenu des &eacute;crits de ses auteurs. A titre d&rsquo;exemple, et les exemples sont l&eacute;gion, Ad&eacute;lard de Bath (p. 105), &laquo;savant anglais qui s&eacute;journa &agrave; Antioche plus de six ans entre 1110 et 1116&raquo;, suite &agrave; quoi il a &eacute;crit : &laquo;J&rsquo;ai appris de mes ma&icirc;tres, les Arabes &agrave; suivre la lumi&egrave;re de la raison, tandis que vous &ecirc;tes guid&eacute;s par la bride de l&rsquo;autorit&eacute; ; car quel autre mot que &laquo;bride&raquo; puis-je employer pour d&eacute;crire l&rsquo;autorit&eacute;&raquo; (J, Tolan, Les Sarrasins, Paris, 2003 pp. 23-24).<br />Dois-je murmurer &agrave; l&rsquo;oreille du professeur Sylvain Gouguenheim que rien ne sert de d&eacute;placer la g&eacute;ographie et de recomposer le temps : l&rsquo;Ethiopie du Moyen-Age n&rsquo;est pas celle que l&rsquo;on croit aujourd&rsquo;hui, comme le terme Soudan ne veut pas dire une r&eacute;gion g&eacute;ographique, ni d&rsquo;ailleurs la Babylone m&eacute;di&eacute;vale ne correspond &agrave; la Babylone des temps anciens. M. Gouguenheim, la ville de Basra (le terme consacr&eacute; est Bassorah) est au Sud de l&rsquo;Irak et Bosra est au Sud de la Syrie (p. 86) ; quant &agrave; Ibn Khallikan, grand biographe du XIIIe si&egrave;cle, il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; selon ses biographes en 1282 et non en 1182 (p. 86). <br />Pour conclure, la question n&rsquo;est pas la dette contract&eacute;e, car la culture ne se pense pas en termes &laquo;capitalistes&raquo; mais en termes humanistes : il ne s&rsquo;agit de la dette de personne envers personne, mais de l&rsquo;apport des uns et des autres. La civilisation est une construction humaine universelle et chacun y a mis un peu de lui-m&ecirc;me &agrave; moins que, selon A. De Libera (p. 104) le racisme et la x&eacute;nophobie proc&egrave;dent de causes diverses o&ugrave; la philosophie n&rsquo;intervient g&eacute;n&eacute;ralement pas comme telle. La m&eacute;connaissance du r&ocirc;le jou&eacute; par les penseurs d&rsquo;Islam dans l&rsquo;histoire de la philosophie fournit, en revanche, un puissant instrument rh&eacute;torique aux tenants d&rsquo;une histoire purement occidentale de la raison&raquo;. Pour le professeur Sylvain Gouguenheim, il ne s&rsquo;agit pas de m&eacute;connaissance mais de n&eacute;gation !<br />Personne n&rsquo;est redevable &agrave; personne, mais puisque le professeur Sylvain Gouguenheim l&rsquo;a ainsi pens&eacute;, l&rsquo;Europe est redevable pour son essor, pour son identit&eacute; pour sa puissance et&hellip; pour son Gouguenheim aux Arabes (Chr&eacute;tiens, Juifs et Musulmans) aux Syriaques, aux Bantous, aux Berb&egrave;res, aux Peuls, aux Mayas et &agrave; tant d&rsquo;autres peuples, comme elle est redevable a l&rsquo;effort de ses propres enfants. <br /></div>
<noscript></noscript>
<div id="Show_div" class="contenu-article-i">
<p id="source" class="source">&nbsp;</p>
<span id="part1" style="display: block;">Il est normal, naturel, voire m&ecirc;me n&eacute;cessaire de relire l&rsquo;histoire et de bousculer les &eacute;vidences, autrement on n&rsquo;est pas historien. Or pouvons-nous le faire toujours quand on n&rsquo;a pas les moyens de le faire ? Pouvons-nous toujours le faire avec des intentions non pas de comprendre le pass&eacute; mais de le corrompre ? Ce sont des questions que m&rsquo;a sugg&eacute;r&eacute;es la lecture de l&rsquo;ouvrage &ldquo;Aristote au Mont Saint Michel, les racines grecques de l&rsquo;Europe chr&eacute;tienne&rdquo; (Paris, Seuil, 2008) du professeur Sylvain Gouguenheim qui, voulant solder &laquo;la dette de l&rsquo;Europe envers l&rsquo;Islam&raquo; s&rsquo;est attel&eacute; &agrave; discuter une &eacute;vidence exprim&eacute;e par A. De Libera dans &ldquo;Penser au Moyen-Age&rdquo; (Seuil, Paris, 1991, p.104) qui consiste &agrave; dire&laquo;que les Arabes aient jou&eacute; un r&ocirc;le d&eacute;terminant dans la formation de l&rsquo;identit&eacute; culturelle de l&rsquo;Europe (est une chose) qu&rsquo;il n&rsquo;est pas possible de discuter, &agrave; moins de nier l&rsquo;&eacute;vidence&raquo;.<br />Malgr&eacute; les d&eacute;clarations de l&rsquo;auteur de ne pas pol&eacute;miquer (p. 10), le livre qu&rsquo;il nous pr&eacute;sente est en soi une pol&eacute;mique : de par sa d&eacute;marche, ses r&eacute;p&eacute;titions, ses contre-v&eacute;rit&eacute;s, ses contradictions et ses erreurs.<br /><br />Ignorance et contre-v&eacute;rit&eacute;s<br />La d&eacute;marche du professeur Sylvain Gouguenheim est simpliste: les Arabes n&rsquo;ont rien donn&eacute; &agrave; l&rsquo;Europe, ils n&rsquo;ont eux-m&ecirc;mes rien pris de valable aux Grecs. Et l&rsquo;Europe a d&eacute;couvert d&rsquo;elle-m&ecirc;me le savoir grec, et &laquo;seule elle a cr&eacute;&eacute; la science moderne (p. 23), elle a traduit directement depuis le VIe si&egrave;cle &mdash;et m&ecirc;me avant cette date&mdash; les &oelig;uvres d&rsquo;Aristote et de Platon et tant d&rsquo;autres &oelig;uvres de savants et philosophes grecs sans passer par aucun interm&eacute;diaire et encore moins l&rsquo;int&eacute;rimaire arabo-musulman. Et si les Arabes ont fait traduire des textes grecs, ils n&rsquo;ont jamais int&eacute;gr&eacute; ce savoir et ne l&rsquo;ont jamais int&eacute;rioris&eacute;, et si par hasard cela s&rsquo;est fait c&rsquo;est gr&acirc;ce aux traducteurs nestoriens, sab&eacute;ens et melkites, qui ne livraient pas tout le secret de cette pens&eacute;e &agrave; leurs ennemis, ma&icirc;tres et bourreaux. Abd al-Malik et al-Hajjaj, Haroun al-Rachid et al- Mamoun ne sont que des conqu&eacute;rants oppresseurs, mais sous leur aile tout de m&ecirc;me ont &eacute;t&eacute; faites des traductions capitales. Encore plus, si des traductions ont &eacute;t&eacute; faites, elles ont &eacute;t&eacute; l&rsquo;&oelig;uvre de quelques m&eacute;c&egrave;nes musulmans, qui sans doute commandaient des traductions dans un but plut&ocirc;t de notori&eacute;t&eacute; sociale que par n&eacute;cessit&eacute; de savoir et de connaissance. Et m&ecirc;me si &laquo;les traductions du grec en arabe par les Chr&eacute;tiens repr&eacute;sentent une &oelig;uvre gigantesque et m&eacute;connue (p.87)&raquo;, loin s&rsquo;en faut. La litt&eacute;rature arabe <br /><br />
<div><a style="font-weight: bold; cursor: pointer; color: #990000;" onclick="TrancateBody(2); contspan(1);">&gt;&gt; Suite</a></div>
</span><span id="part2" style="display: none;">abonde dans la mise en valeur de ces contributions et dans la mise en exergue des Ishaq b. Hounain, les Ibn Masawayh et les Qusta b. Louqa al-Baalabaki et tant d&rsquo;autres. Quant &agrave; l&rsquo;&eacute;cole de M&eacute;decine de Jound Shapour, elle est tellement connue que nul n&rsquo;ignore les Bani Bakhtyashou ! <br /><br />Une Europe imaginaire<br />Le professeur Sylvain Gouguenheim, ignorant certainement la litt&eacute;rature arabophone et occultant &agrave; dessein les &eacute;crits de ses contemporains et compatriotes, s&rsquo;est hasard&eacute; &agrave; &eacute;crire des contre-v&eacute;rit&eacute;s absurdes, &agrave; moins que, ignorant lui-m&ecirc;me cette litt&eacute;rature, il ait cru que tout le monde l&rsquo;ignore. Il a fait la d&eacute;couverte et il est normal qu&rsquo;il la fasse conna&icirc;tre !<br />Partant dans la r&eacute;futation de la contribution de la culture arabo-musulmane non seulement &agrave; la formation d&rsquo;une partie de la culture europ&eacute;enne, chose que seuls ceux qui ont &eacute;t&eacute; atteint de c&eacute;cit&eacute; mentale peuvent nier, mais au d&eacute;veloppement du savoir humain en g&eacute;n&eacute;ral, le professeur Sylvain Gouguenheim parle de la dette de l&rsquo;Europe envers le Monde arabo-musulman. D&rsquo;abord, le mot dette renvoie &agrave; un commerce de bas &eacute;tage et m&eacute;prisant &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du savoir, le consid&eacute;rant comme une chose, une marchandise ou tout autre objet monnayable. En plus, parler de l&rsquo;Europe au Moyen-Age rel&egrave;verait de la contre-v&eacute;rit&eacute; historique. Il a oubli&eacute; le partage de Verdun, il a oubli&eacute; les guerres seigneuriales, il a fait taire la haine &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de Byzance. Entre l&rsquo;Occident et Byzance &mdash;tous les sp&eacute;cialistes s&rsquo;accordent &agrave; le dire &mdash;les relations n&rsquo;ont jamais &eacute;t&eacute; comme celles d&eacute;crites par le Professeur Sylvain Gouguenheim. Cette belle relation gr&eacute;co-occidentale au temps des Byzantins ne l&rsquo;est que sous la plume de l&rsquo;honorable professeur. Aurions-nous oubli&eacute; le schisme de Photius et la bataille avec la Papaut&eacute; sous le r&egrave;gne des Mac&eacute;doniens ? Aurions-nous oubli&eacute; la description faite par la princesse Anne Comn&egrave;ne lorsqu&rsquo;elle disait en parlant des Occidentaux :&laquo;Mon p&egrave;re savait toujours qu&rsquo;ils avaient la bouche ouverte et la main tendue&raquo; ? Aurions-nous oubli&eacute; cette description de la prise de Constantinople par Nic&eacute;tas Choniat&eacute;s lorsqu&lsquo;il comparait &laquo;le comportement barbare&raquo; des Latins &agrave; Constantinople (1204) et &laquo;l&rsquo;humanit&eacute;&raquo; des Musulmans a J&eacute;rusalem (1187) ? Et en d&eacute;finitive aurions-nous oubli&eacute; la fameuse lettre cordiale envoy&eacute;e par Nicolas Mysticos, patriarche de Constantinople et r&eacute;gent du jeune empereur Constantin VII (913-959), au calife abbasside au d&eacute;but du Xe si&egrave;cle et qui disait : &laquo;Du moment qu&rsquo;il y a deux souverainet&eacute;s, celle des Sarrasins et celle des Romains qui dominent et <br /><br />
<div><a style="font-weight: bold; cursor: pointer; color: #990000;" onclick="TrancateBody(3); contspan(2);">&gt;&gt; Suite</a></div>
</span><span id="part3" style="display: none;">inondent de leur lumi&egrave;re l&rsquo;ensemble de la souverainet&eacute; terrestre, comme le font les deux grands luminaires dans le firmament, il faut pour cette seule raison vivre en communaut&eacute; et en fraternit&eacute;&hellip;.&raquo; ? Et puis aurions-nous oubli&eacute; que les Byzantins, m&ecirc;me h&eacute;ritiers du pass&eacute; grec, ne se sont pas ainsi d&eacute;sign&eacute;s mais plut&ocirc;t par le terme de Romains et leur empire n&rsquo;est que l&rsquo;empire romain et c&rsquo;est tout. Le mot &ldquo;grec&rdquo; ou &laquo;grekoi&raquo; n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; positif, ni sous la plume des &laquo;Byzantins&raquo; ni sous celle des Latins. Dans un &eacute;lan de dispute, les uns m&eacute;prisaient les autres parce qu&rsquo;ils sont grecs et les autres parce qu&rsquo;ils sont barbares. <br />En d&eacute;finitive, dans cette &laquo;belle relation byzantino-occidentale &agrave; la Gouguenheim&raquo;, les Byzantins auraient pr&eacute;f&eacute;r&eacute; la domination turque &agrave; celle des Latins : au terme du concile de Florence, Ferrari (1436-1439), le repr&eacute;sentant de Byzance, aurait dit&laquo;Mieux vaut voir r&eacute;gner &agrave; Constantinople le turban turc que la mitre des Latins !&raquo;. Tout cela a &eacute;t&eacute; laiss&eacute; de c&ocirc;t&eacute;, pour la bonne cause : les Arabes n&rsquo;ont rien transmis &agrave; l&rsquo;Europe et tout est pass&eacute; par l&agrave; o&ugrave; il y avait une communaut&eacute; grecque ou hell&eacute;nophone. Ces communaut&eacute;s &eacute;taient partout o&ugrave; il y a un canal de transmission. Les Arabes n&rsquo;avaient pas l&rsquo;intelligence qu&rsquo;il faut, ils seraient des transporteurs d&rsquo;&laquo; un bien&raquo; qu&rsquo;ils ne comprenaient pas et d&rsquo;un savoir dont ils ignoraient la quintessence, la saveur et la valeur ! Soyons historiens et non &laquo;id&eacute;ologues&raquo; des ann&eacute;es 30 du si&egrave;cle dernier.<br />Faut &ndash;il souligner le caract&egrave;re &laquo;guerrier&raquo; des premi&egrave;res traductions m&eacute;di&eacute;vales en Europe, comme le montre si bien Pierre le V&eacute;n&eacute;rable.<br /><br />Conna&icirc;tre pour r&eacute;futer <br />Les premi&egrave;res traductions, qu&rsquo;elles soient du grec au latin ou de l&rsquo;arabe au latin, ne l&rsquo;ont &eacute;t&eacute; que pour &laquo;combattre l&rsquo;ennemi sarrasin&raquo;. Pierre le V&eacute;n&eacute;rable, abb&eacute; clunisien et promoteur des Studia arabica, non pas dans le but de promouvoir la science grecque mais&laquo;pour r&eacute;futer l&rsquo;h&eacute;r&eacute;sie mahom&eacute;tane&raquo; ; mais pour la r&eacute;futer il faut la conna&icirc;tre, voil&agrave; ce qu&rsquo;il &eacute;crivit :&laquo;Qu&rsquo;on donne &agrave; l&rsquo;erreur mahom&eacute;tane le nom honteux d&rsquo;h&eacute;r&eacute;sie, ou celui inf&acirc;me, de paganisme, il faut agir contre elle, c&rsquo;est-&agrave;-dire &eacute;crire. Mais les Latins et surtout les modernes, l&rsquo;antique culture p&eacute;rissant, suivant les Juifs qui admiraient jadis les ap&ocirc;tres polyglottes, ne savent d&rsquo;autre langue que celle de leur pays natal&hellip;Je suis donc all&eacute; trouver des sp&eacute;cialistes de la langue arabe&hellip;je les ai persuad&eacute;s &agrave; force de pri&egrave;res et d&rsquo;argent de traduire d&rsquo;arabe en <br /><br />
<div><a style="font-weight: bold; cursor: pointer; color: #990000;" onclick="TrancateBody(4); contspan(3);">&gt;&gt; Suite</a></div>
</span><span id="part4" style="display: none;">latin l&rsquo;histoire et la doctrine de ce malheureux et sa loi-m&ecirc;me qu&rsquo;on appelle Coran&hellip;. Et pour que la fid&eacute;lit&eacute; de la traduction soit enti&egrave;re&hellip; aux traducteurs chr&eacute;tiens j&rsquo;ai adjoint un Sarrasin &hellip; en l&rsquo;ann&eacute;e du seigneur 1142 [J. Le Goff, &ldquo;Les Intellectuels au Moyen-Age&rdquo;, Paris, 1957, pp. 20-22]. Ainsi si l&rsquo;on croit A. De Libera (p. 103)&laquo;l&rsquo;Occident m&eacute;di&eacute;val est philosophiquement sous d&eacute;velopp&eacute;&raquo; !<br />Dans le Monde arabo-musulman m&eacute;di&eacute;val, la cr&eacute;ation culturelle et scientifique m&eacute;di&eacute;vale n&rsquo;a jamais &eacute;t&eacute; une simple traduction d&rsquo;&oelig;uvres anciennes mais plut&ocirc;t un commentaire. Ibn Rochd, le fameux Averro&egrave;s, n&rsquo;est-il pas connu comme &eacute;tant le commentateur d&rsquo;Aristote (A. De Libera, p. 103) ! C&rsquo;est par le biais de ses commentaires qu&rsquo;Aristote fit une entr&eacute;e difficile et presque clandestine en Europe occidentale !<br /><br />Haine et contradiction<br />Un autre &eacute;l&eacute;ment qui frappe le lecteur est la contradiction de l&rsquo;auteur : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; les Arabes &eacute;taient tributaires de ceux qui traduisaient et dans ce cas les Chr&eacute;tiens d&rsquo;Orient et c&rsquo;est une&laquo;&eacute;vidence historique&raquo;, mais ceux-ci ne traduisaient pas tout &agrave; leurs ma&icirc;tres et bourreaux, et puis les savants musulmans qui ne savaient pas le grec avaient la capacit&eacute; de faire le tri. &laquo;Les juristes musulmans ne s&rsquo;accordaient pas sur l&rsquo;usage qu&rsquo;il convenait de faire de ces prises. En g&eacute;n&eacute;ral, on consid&egrave;re qu&rsquo;il fallait d&eacute;truire les ouvrages religieux mais examiner les textes scientifiques (p. 131)&raquo;. Comprendra qui voudra : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; ils ne savaient pas le grec et d&rsquo;un autre ils avaient la capacit&eacute; de faire le tri par le contenu !<br />Le professeur Sylvain Gouguenheim s&rsquo;est attel&eacute; &agrave; la comptabilit&eacute; des noms dans un esprit d&rsquo;&eacute;picier, usant d&rsquo;un langage haineux &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des Arabes et des Musulmans, jouant sur les mots et leur ambivalence, faisant des comptes de ce qu&rsquo;il appelle &ldquo;manuscrits exacts, textes corrects &ldquo;(pp. 54-57,59), mais il n&rsquo;a jamais sembl&eacute; &ecirc;tre int&eacute;ress&eacute; par le contenu des &eacute;crits de ses auteurs. A titre d&rsquo;exemple, et les exemples sont l&eacute;gion, Ad&eacute;lard de Bath (p. 105), &laquo;savant anglais qui s&eacute;journa &agrave; Antioche plus de six ans entre 1110 et 1116&raquo;, suite &agrave; quoi il a &eacute;crit : &laquo;J&rsquo;ai appris de mes ma&icirc;tres, les Arabes &agrave; suivre la lumi&egrave;re de la raison, tandis que vous &ecirc;tes guid&eacute;s par la bride de l&rsquo;autorit&eacute; ; car quel autre mot que &laquo;bride&raquo; puis-je employer pour d&eacute;crire l&rsquo;autorit&eacute;&raquo; (J, Tolan, Les Sarrasins, Paris, 2003 pp. 23-24).<br />Dois-je murmurer &agrave; l&rsquo;oreille du professeur Sylvain Gouguenheim que rien ne sert de d&eacute;placer la g&eacute;ographie et <br /><br />
<div><a style="font-weight: bold; cursor: pointer; color: #990000;" onclick="TrancateBody(5); contspan(4);">&gt;&gt; Suite</a></div>
</span><span id="part5" style="display: none;">de recomposer le temps : l&rsquo;Ethiopie du Moyen-Age n&rsquo;est pas celle que l&rsquo;on croit aujourd&rsquo;hui, comme le terme Soudan ne veut pas dire une r&eacute;gion g&eacute;ographique, ni d&rsquo;ailleurs la Babylone m&eacute;di&eacute;vale ne correspond &agrave; la Babylone des temps anciens. M. Gouguenheim, la ville de Basra (le terme consacr&eacute; est Bassorah) est au Sud de l&rsquo;Irak et Bosra est au Sud de la Syrie (p. 86) ; quant &agrave; Ibn Khallikan, grand biographe du XIIIe si&egrave;cle, il est d&eacute;c&eacute;d&eacute; selon ses biographes en 1282 et non en 1182 (p. 86). <br />Pour conclure, la question n&rsquo;est pas la dette contract&eacute;e, car la culture ne se pense pas en termes &laquo;capitalistes&raquo; mais en termes humanistes : il ne s&rsquo;agit de la dette de personne envers personne, mais de l&rsquo;apport des uns et des autres. La civilisation est une construction humaine universelle et chacun y a mis un peu de lui-m&ecirc;me &agrave; moins que, selon A. De Libera (p. 104) le racisme et la x&eacute;nophobie proc&egrave;dent de causes diverses o&ugrave; la philosophie n&rsquo;intervient g&eacute;n&eacute;ralement pas comme telle. La m&eacute;connaissance du r&ocirc;le jou&eacute; par les penseurs d&rsquo;Islam dans l&rsquo;histoire de la philosophie fournit, en revanche, un puissant instrument rh&eacute;torique aux tenants d&rsquo;une histoire purement occidentale de la raison&raquo;. Pour le professeur Sylvain Gouguenheim, il ne s&rsquo;agit pas de m&eacute;connaissance mais de n&eacute;gation !<br />Personne n&rsquo;est redevable &agrave; personne, mais puisque le professeur Sylvain Gouguenheim l&rsquo;a ainsi pens&eacute;, l&rsquo;Europe est redevable pour son essor, pour son identit&eacute; pour sa puissance et&hellip; pour son Gouguenheim aux Arabes (Chr&eacute;tiens, Juifs et Musulmans) aux Syriaques, aux Bantous, aux Berb&egrave;res, aux Peuls, aux Mayas et &agrave; tant d&rsquo;autres peuples, comme elle est redevable a l&rsquo;effort de ses propres enfants. <br /></span></div>
</div>

</div>
<div class="lire-aussi-liste">
<h2>Lire aussi</h2>
<ul class="liste-article-widget">
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073473&amp;t=160"><span class="date-article">05/08/2008 </span>La communication financi&egrave;re de TUNISAIR</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073470&amp;t=160"><span class="date-article">05/08/2008 </span>COTUNACE : le nouveau souffle</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073466&amp;t=164"><span class="date-article">05/08/2008 </span>Label de qualit&eacute; " Pavillon Bleu" :</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073463&amp;t=163"><span class="date-article">05/08/2008 </span>Ciments de Bizerte : augmentation de la production &agrave; l&rsquo;horizon</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073461&amp;t=163"><span class="date-article">05/08/2008 </span>La SOTETEL &eacute;merge du rouge</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073459&amp;t=163"><span class="date-article">05/08/2008 </span>Total-Tunisie</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073457&amp;t=163"><span class="date-article">05/08/2008 </span>TOM et Queen, la nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de p&acirc;tisseries</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073454&amp;t=163"><span class="date-article">05/08/2008 </span>La CNAM d&eacute;cortiqu&eacute;e &agrave; la tribune de la CCITN</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073450&amp;t=167"><span class="date-article">05/08/2008 </span>La contribution des Arabes &agrave; la renaissance europ&eacute;enne: Un point de d&eacute;tail de l&rsquo;histoire ?</a> </li>
<li><a href="http://ann.over-blog.com/Realites-Lire-Article?=&amp;a=1073448&amp;t=167"><span class="date-article">05/08/2008 </span>Rencontres Cin&eacute;matographiques de Hergla</a> </li>
</ul>
<a class="lire-suite" title="Tous les articles" href="http://ann.over-blog.com/realites-liste-articles?=&amp;t=">Tous les articles</a></div>
<!--lire-aussi-liste--></div>
<!--content--></div>
<!--content--><!--menu droite-->
<div class="right">
<div class="meteo"><a href="javascript:OuvrirPopup('http://tn.meteoma.net/tunis/previsions.php', '', 'resizable=no, location=no, width=463, height=538, menubar=no, status=no, scrollbars=no, menubar=no')"><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/meteo.gif" alt="Afficher le bloc m&eacute;t&eacute;o" title="Afficher le bloc m&eacute;t&eacute;o" /> </a></div>
<div class="Version-imp-realites">
<object type="application/x-shockwave-flash" data="../Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/pub/flash/test1.swf" style="width: 140px; height: 600px;">
</object>
</div>
<!--Version-imp-realites-->
<div class="pub-right"><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/test-pub.gif" alt="Publicit&eacute;" title="Publicit&eacute;" /></div>
<!--pub-right-->
<div class="chroniques"><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/top-right.gif" alt="Arrondi du design" title="Arrondi du design" class="image-design" /> <img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/bas-right.gif" alt="Arrondi du design" title="Arrondi du design" class="image-design" /></div>
<!--chroniques--></div>
<!--right--></div>
<!--Footer-->
<div id="footer"><a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://www.bab-el-web.com/"><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/editions.gif" alt="Logo les &eacute;ditions num&eacute;riques" title="Logo les &eacute;ditions num&eacute;riques" /></a> <a onclick="window.open(this.href); return false;" href="http://www.equinoxes.net/"><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/eqx.gif" alt="Logo Equinoxes" title="Logo Equinoxes" /></a><br /><img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/w3c-valid-html.gif" alt="Valide HTML 4.01 Strict" title="Valide HTML 4.01 Strict" /> <img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/w3c-valid-css.gif" alt="Valide CSS2" title="Valide CSS2" /> <img src="http://ann.over-blog.com/Channels/bewtunisie/Templates/Template_Realites/images/w3c-valid-aaa.gif" alt="Valide WAI-AAA" title="WAI-AAA" /></div>
<!--footer--></div>
<!--conteneur--><!--global-->]]></description>
        <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 11:46:54 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">906514af4ee3eb011ccd48831dbd9b20</guid>
                                            </item>
  
 </channel>

</rss>
