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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


Nicolas Sarkozy reçoit les francs-maçon(ne)s à l'Elysée.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 25 Janvier 2012, 11:11am

Catégories : #Franc-Maçonnerie, #GODF, #GLDF, #DH, #GLFF, #Dubart, #Dachez, #Sarkozy

Elysee.jpgC'est ce mercredi 24 janvier 2012 que le Président de la République, Nicolas Sarkozy, avait choisi pour présenter ses voeux aux francs-maçon(ne)s.

 

Le Protocole de l'Elysée avait demandé, après consigne présidentielle, à Roger DACHEZ, Président de l'Institut Maçonnique de France, de dresser la liste des invités.

 

Cahier des charges : inviter bien sûr les Grands Maîtres et Grandes Maîtresses des principales obédiences maçonniques françaises, quelques anciens dignitaires et des francs-maçon(ne)s représentatives de la société civiles et de la France d'aujourd'hui. Le tout pour 50 invitations maximum, ce qui représentait une gageure. Plusieurs choix ont visiblement été cornéliens.

 

Guy Arcizet, le Grand Maître du Grand Orient de France, conformément à ce qu'il avait annoncé lors de la conférence de presse du 19 janvier dernier, n'était pas présent, déclinant l'invitation du Président de la République.

 

Les autres dignitaires des principales obédiences françaises se sont rendus au palais de l'Elysée : Alain-Noël Dubart pour la Grande Loge de France, Jacques Samouélian pour la Fédération Mixte Internationale le Droit Humain, Denise Oberlin pour la Grande Loge Féminine de France, Christian Fleurant-Didier pour la Grande Loge Mixte de France, Jean Dubar pour la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra...

 

Toutes et tous ont estimé que, quelques soient leur opinion politique personnelle et leur choix pour la prochaine élection présidentielle, la tradition républicaine veut que les responsables des obédiences maçonniques se rendent à l'invitation du Président de la république, quel qu'il soit.

 

Cette position est d'ailleurs partagée par d'anciens Grands Maîtres du Grand Orient de France qui, eux, étaient présents à l'Elysée mardi soir. Si la présence d'Alain Bauer n'a étonné personne, deux anciens Grands Maîtres clairement identifiés à gauche, Philippe Guglielmi (Premier secrétaire fédéral du PS en Seine-Saint-Denis et conseiller régional d'Ile-de-France) et Jean-Michel Quillardet (Président de l'Observatoire international de la laïcité contre les dérives communautaires) étaient bel et biens présents au nom de cette même tradition républicaine. 

 

Si les Grands Maîtres et Grandes Maîtresses actuels de la GLMU et de la GLFMM n'étaient pas présents, deux anciennes Grandes Maîtresses de ces obédiences étaient présentes.

 

Les responsables de la Grande Loge Nationale Française, et en premier lieu son (ex?) Grand Maître François Stifani, n'avaient pas été invités à la cérémonie de voeux présidentiels. La situation, pour le moins compliquée, qui règne dans cette obédience rendait la présence de ses responsables actuels inopportune.

 

Le Président de la république est resté un bonne demie heure avec ses invités et leur a adressé un discours de 10 minutes. Lisant d'abord un texte assez convenu qui parlait de l'attachement à la République et à ceux qui la défendent (écrit par Alain Bauer?), le Président est sorti quelques minutes de ce discours formaté pour se livrer à une improvisation plus personnelle. En voulant lever les équivoques entre République et religions. En disant aussi que, même s'ils n'étaient pas les seuls, les francs-maçons souhaitaient s'élever et que cette démarche était à la fois interéssante et respectable.

 

Nicolas Sarkozy a ensuite discuté à bâtons rompus et de façon plus décontractée avec les dignitaires présents. D'aucuns ont remarqué la boutade présidentielle sur la presse: Nicolas Sarkozy s'est dit souvent horrifié par les articles de presse qu'il a pu lire concernant la Franc-Maçonnerie ("du pur délire" a-t'il dit), la presse étant souvent très dure à l'endroit des francs-maçons. "Croyez bien que je compatis avec vous" a lancé le Président...

 

Jean-Laurent Turbet

 

 

 

Attention ! Cet article, comme tous les articles du "Bloc-Notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités", (http://www.jlturbet.net/) est écrit en mon nom personnel.

Je ne parle ni au nom d'une association, ni d'un parti, ni d'une loge, ni d'une obédience maçonnique.

Mes propos n'engagent que moi et non pas l'une ou l'autre de ces associations.

Je ne suis en aucune façon habilité à écrire au nom d'une association, d'un parti, d'une loge, d'une obédience maçonniqueTout ceci pour que cela soit bien clair, qu'il n'y ait aucune ambiguïté de quelque nature que ce soit.

Quelles que soient mes responsabilités - ou non -  présentes ou futures dans une organisation, les propos tenus dans cet article comme dans tous les articles de ce Bloc-Notes, sont exclusivement des opinions personnelles qui n'engagent que moi.

Je rappelle simplement que la liberté d’expression est en France un droit Constitutionnel, quelle que soit notre appartenance à une association de quelque nature que ce soit.

Dans son article 10, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

Dans l'article 11, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose aussi que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Ces deux articles ont valeur constitutionnelle car le préambule de la Constitution de la Ve République renvoie à la Déclaration de 1789.

La Constitution et les Lois de la République Française s'appliquent sur l'ensemble du territoire national et s'imposent à tout règlement associatif particulier qui restreindrait cette liberté fondamentale et Constitutionnelle de quelque façon que ce soit.

Jean-Laurent Turbet

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