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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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Les restes présumés de Jeanne d'Arc sont en fait des morceaux de momies.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 5 Avril 2007, 17:04pm

Catégories : #Religions

Les restes présumés Jeanne d’Arc, conservés à Chinon, sont un faux. Ils s’agit en fait des fragments d’une momie égyptienne, révèle une étude à paraître jeudi dans la revue britannique Nature.

Selon le magazine scientifique Nature, les reliques attribuées à Jeanne d'Arc et conservées dans un musée de Chinon seraient celles d'une momie égyptienne. C'est Philippe Charlier, scientifique à l'hôpital Poincaré de Garches, qui a analysé les reliques avec l'aide de son équipe. Depuis 140 ans, L'Eglise catholique considérait ces reliques comme celles de la pucelle d'Orléans

Des fragments de côte humaine apparemment brûlée, mélangés à des bouts de bois et de tissu et du pollen de pin avaient été présentés en 1867 comme appartenant à l’héroïne brûlée pour hérésie en 1431 après s’être battue contre l’occupant anglais.

Plusieurs recherches scientifiques réalisées au siècle dernier pour déterminer leur véritable origine avaient fourni des résultats divergents. Le Pr Philippe Charlier, médecin légiste dans un hôpital de la région parisienne, a selon Nature été mis sur la piste d’une momie grâce à plusieurs examens très originaux.

Des "nez" de grands parfumeurs ont décelé entre autre une odeur de vanille. Or ce parfum est produit par "la décomposition d’un corps", pas par sa crémation, souligne Philippe Charlier dans Nature : "Cela correspond à une momie, pas au corps de quelqu’un qui a subi une crémation".

Une analyse microscopique et chimique du fragment de côte a montré par ailleurs qu’il n’avait pas été brûlé, mais imprégné d’un "produit végétal et minéral" de couleur noire. "Il ne s’agit pas d’un tissu humain brûlé", ajoute le médecin légiste. Le tissu de lin, quant à lui, a les caractéristiques de celui utilisé par les Egyptiens pour envelopper les momies.

Par ailleurs, il n’y avait pas de pins en Normandie au moment de la mort de Jeanne d’Arc, et le pollen de cette espèce d’arbre trouvé dans les reliques montre bien qu’il a été apporté. Or la résine de pin était utilisée en Egypte pour l’embaumement.

Enfin, une étude au carbone 14 a daté les restes entre le 6e et le 3e siècle avant notre ère, et un examen spectrométrique des os a montré qu’ils correspondaient aux momies égyptiennes de cette période et non pas à des os brûlés.

Jeanne d’Arc, née en 1412, avait rassemblé des troupes pour combattre les occupants anglais avant d’être capturée et condamnée au bûcher en 1431 pour hérésie, à l’âge de 19 ans. Elle a été canonisée en 1920 par l’église catholique.

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