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Bonjour et bienvenu(e) sur mon bloc-notes qui contient des textes, des articles et des billets d'humeur, des liens qui, je l'espère, pourront vous intéresser, sur la Franc-Maçonnerie et les spiritualités. Pas d'exhaustivité et une approche forcément subjective : la mienne.
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Vendredi 17 novembre 2006 5 17 /11 /Nov /2006 16:52

Vu sur le site de Marianne :

Par Daniel Bernard, journaliste à Marianne.

Ses amis le disent : l'ex-ministre de l'enseignement technique pense depuis plusieurs mois que seul un socialiste peut unifier la gauche du non.

S'il n'en reste qu'un, il sera celui-là. De tous les dirigeants présents dans la cour pavée du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon est le seul à ne pas en rabattre. « C'est moderne, c'est rénovateur de défendre ce soir le contraire de ce que j'ai défendu pendant six mois ? », s'agace-t-il. Ce soir encore, le sénateur de l'Essonne se refuse à être « moderne ». L'encadrement militaire, les 35 heures dans les collèges et autres jurys citoyens ne sont pas son genre de beauté. « Ça ne fait pas la maille », dit-il.

En battant la campagne pour Laurent Fabius, Mélenchon a mesuré l'impopularité de son champion. Il a aussi vérifié l'impact de ses talents de tribun, déjà éprouvé dans la campagne en faveur du non. En observant les tranchées qui se creusent au sein des gauches européennes entre une social-démocratie qui se déporte au centre et un électorat populaire qui fait sécession, « Méluche » se voit plus qu'un rôle, un destin.

Ses amis le disent : l'ex-ministre de l'enseignement technique pense depuis plusieurs mois que seul un socialiste peut unifier la gauche du non. Or, Laurent Fabius, qui a réduit la gauche du PS sous la barre des 20%, n'est manifestement pas en mesure de défendre sa ligne contre la candidate du PS. Henri Emmanuelli, ancien premier secrétaire du PS, a renoncé à suivre la voie tracée par Oscar Lafontaine en Allemagne - quitter le SPD pour fonder un parti. Si Mélenchon doit se sacrifier, il fera don de ce qui lui reste de popularité médiatique. Pour être candidat, il faut de l'argent, des parrainages, un brin de folie et du courage. La folie, il l'a - et le courage aussi.
Daniel Bernard
Par Jean-Laurent Turbet - Publié dans : Chroniques de livres. - Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
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