Samedi 28 octobre 2006
6
28
/10
/Oct
/2006
21:58
Je vous propose quelques extraits d'une interview à lire demain dans le Parisien Dimanche où Laurent Fabius poursuit le débat qu'il a eu jeudi soir au Zénith avec ses concurrents à l'inverstiture socialiste, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.
"On ne réussira pas l'alternance en reprenant les recettes de la droite ou en copiant exactement celles que la gauche a mise en oeuvre hier", déclare-t-il. "La France a besoin d'un vrai changement à gauche, pas d'une nouvelle purge libérale ni d'une rustine sociale-démocrate à l'ancienne."
Une allusion à Ségolène Royal, accusée par ses détracteurs de trop "coller" à Nicolas Sarkozy, et à Dominique Strauss-Kahn, qui se présente lui-même comme un social-démocrate.
Il critique également de nouveau les "jurys citoyens" proposés par la présidente de Poitou-Charentes, qui a accusé ses rivaux d'avoir "peur du peuple".
S'il s'agit de transformer "quelques citoyens en procureurs, on ne peut pas l'accepter", dit-il. "S'il s'agit de consulter la population sur un projet précis et technique, c'est une possibilité parmi beaucoup d'autres."
"Donc, oui à la démocratie participative, non à la démocratie punitive", ajoute-t-il. "Aucun socialiste n'a le monopole du peuple."
L'ancien Premier ministre affirme qu'il est aujourd'hui "le seul des trois candidats à défendre vraiment" le projet socialiste et demande aux militants du PS de se prononcer "sans se laisser impressionner par la mousse médiatique ou le bruit des sondages".
"Je suis tout simplement à gauche", dit également Laurent Fabius, qui assure avoir tiré les leçons du 21 avril 2002 et de l'élimination du candidat socialiste Lionel Jospin par le candidat d'extrême-droite Jean-Marie Le Pen au premier tour de la dernière présidentielle.
"J'ai tiré les leçons de la mondialisation financière, de la gravissime menace écologique et de la précarisation tous azimuts", ajoute-t-il.
Commentaires