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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


Le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la FEPS, élu président de la CEPE.

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 30 Septembre 2006, 22:55pm

Catégories : #Protestantisme

Le Conseil de la Communion d'Eglises protestantes en Europe (CEPE) a élu à sa présidence exécutive le pasteur Thomas Wipf, 60 ans, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). L’Assemblée générale de la CEPE à Budapest a réuni du 12 au 18 septembre quelque 200 délégués, conseillers et hôtes de 105 Eglises de toute l’Europe.

Les résultats de cette Assemblée générale montrent clairement le renforcement de la CEPE vers l’Eglise réformée en Europe. La 6e Assemblée générale de la Communion d’Eglises protestantes en Europe (CEPE) – Communion ecclésiale de Leuenberg – a conclu son assemblée générale lundi 18 septembre à Budapest.

Quelque 120 délégués de 105 Eglises ont échangé sur le thème "Approfondir la communion – Le profil protestant en Europe". L’Assemblée générale était à Budapest l’invitée des Eglises réformée, luthérienne et méthodiste en Hongrie.

Les délégués ont élu à Budapest leur Conseil de treize personnes, qui assume les tâches exécutives de la CEPE entre deux assemblées générales. Le Conseil à son tour a désigné dimanche parmi ses membres un présidium de trois personnes que préside le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). Marié et père de deux enfants, Thomas Wipf a étudié la théologie protestante à Bâle, Münster et Zurich.

La présidence est assistée de deux co-présidences, le professeur Michael Beintker, directeur du Séminaire de Théologie réformée de Münster, et la pasteure Stéphanie Dietrich (Oslo), qui travaille pour le Conseil des affaires internationales et œcuméniques de l’Eglise luthérienne en Norvège.

La CEPE est parvenue à un approfondissement de la Communion ecclésiale et se trouve désormais sur la voie de l’Eglise réformée en Europe, pense le nouveau président élu Thomas Wipf. L’Assemblée générale de Budapest ouvre une nouvelle étape de cette communion.

"Le travail théologique et le renforcement de la coopération des Eglises dans les diverses régions, a-t-il déclaré, offrent à la CEPE une occasion exceptionnelle de se faire entendre dans la réunion de l’Europe. Nous interviendrons en Europe avec la force de l’Evangile".

Importance de la contribution des Eglises suisses au protestantisme européen

Thomas Wipf a rappelé l’importance de la contribution des Eglises suisses au protestantisme européen: "De la Suisse, pays de la Réforme, on attend des impulsions". Le pasteur Wipf souhaite s’engager pour ce que ces impulsions participent au renforcement et à la validité de la Communion d'Eglises protestantes en Europe. L’engagement œcuménique commun renforce également la cohésion interne des Eglises suisses.

Le pasteur Antoine Reymond (VD), membre de la délégation suisse, considère lui aussi que la CEPE permet "la clarification théologique et spirituelle de notre identité protestante, dans l’ouverture nécessaire et le dialogue permanent qui nous caractérise. L’idée d’un consensus différencié et de l’'unité dans la diversité réconciliée' représente un moyen d’aller à l’unité, non seulement des Eglises, mais encore de l’Europe".

La CEPE constitue, sur la base de son document fondateur, la Concorde de Leuenberg de 1973, une communion d’Eglises qui se reconnaissent mutuellement, s’accordent les unes aux autres la communion de chaire et d’autel et s’engagent à un témoignage et un service communs.

La CEPE se comprend comme la voix du protestantisme en Europe et se caractérise par la communion de culte. Une communion dont la CEPE a constamment renforcé le contenu ces trente dernières années par des textes communs dans le domaine dogmatique.

L’évêque Wolfgang Huber, président du Conseil de l’Eglise évangélique en Allemagne (EKD), a déclaré lors de son exposé que la pluralité du protestantisme européen ne saurait être considérée comme la manifestation d’un arbitraire.

Il importe au contraire de développer cette pluralité afin qu’elle devienne l’expression de la liberté évangélique. "Et pour aller dans ce sens, nous devons respecter l’obligation de cette liberté", a insisté Wolfgang Huber. La pluralité n’a pas à entraîner le séparatisme et l’isolement, ni le confessionnalisme à déboucher sur l’étroitesse et l’exclusion.

Pas de centralisme ou d'uniformité liturgique

Dans ce domaine, les entretiens doctrinaux sur "La forme et l'organisation des Eglises protestantes dans une Europe en mutation" et "Evangéliser en protestant – perspectives pour les Eglises en Europe" ont apporté des résultats clairs.

L’Assemblée générale de la CEPE à Budapest a discuté de ces résultats, qui montrent que la CEPE est parvenue à densifier et approfondir son union de 105 Eglises, de même qu’à renforcer la profession de foi commune, sans qu’il y ait centralisme ou uniformité liturgique. (apic/feps/com/be)

18.09.2006 - Jacques Berset

Vu sur le site http://www.kipa-apic.ch

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