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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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Un terroriste au congrès de l'UOIF en 2004

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 5 Mai 2006, 10:04am

Catégories : #Terrorisme

Selon Le Figaro d'aujourd'hui, l'un des terroristes responsable des attentats de Madrid aurait participé au congrès de l'UOIF en 2004. Voici des extraits de l'article :

L'un des cerveaux présumés des attentats islamistes en Espagne avait donné, à l'insu de l'Union des organisations islamiques de France, un rendez-vous dans la foule des musulmans rassemblés en 2004 au Bourget.

Avant d'être arrêté le 17 décembre 2004 aux Canaries, Hassan el-Haski avait profité de la foule réunie en avril au Bourget, au congrès de l'UOIF, pour rencontrer discrètement l'un de ses contacts et préparer sa cavale.
Par Jean Chichizola
UN TERRORISTE aux abois donnant rendez-vous à ses complices au beau milieu de la foule rassemblée pour le congrès annuel de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), organisé à deux pas de la capitale... L'anecdote est nichée au coeur des 1 460 pages de l'acte d'accusation dressé par un juge espagnol contre les auteurs des attentats qui ont tué 191 personnes à Madrid le 11 mars 2004.
L'UOIF n'est naturellement pour rien dans le drame madrilène et le juge Juan del Olmo se soucie de la première organisation islamiste française comme d'une guigne. Son seul but est de décrire la préparation du massacre perpétré selon lui par des réseaux «liés au groupe islamique combattant marocain [GICM], référence majeure du mouvement salafiste djihadiste [en Espagne]». Pour ce faire, le texte s'attarde notamment sur les séjours en région parisienne de l'un des cerveaux présumés des attentats, le Marocain Hassan el-Haski, 42 ans, soutenu et hébergé, avant et après le 11 mars, par des islamistes à Goussainville (Val-d'Oise) et Mantes-la-Jolie (Yvelines).
Ainsi, ce 11 avril 2004, Hassan el-Haski est en France depuis plusieurs semaines. Il a quitté l'Espagne à la fin février. L'un de ses amis français exprimera plus tard, avant de se rétracter, sa conviction que cet islamiste endurci «savait ce qui allait se passer». Pour la justice espagnole, el-Haski s'est mis à l'abri avant les attentats. L'homme est hébergé par plusieurs complices présumés à Mantes-la-Jolie. Il a connu certains d'entre eux à Damas. A compter de 1995, Hassan el-Haski, alias le «cheikh Hassan», s'occupait des jeunes étudiants d'origine marocaine au sein de l'institut islamique al-Fatah. En souvenir de ce passé syrien, des camarades des Yvelines subviennent à ses besoins financiers et lui fournissent le logis et le couvert. Ils louent pour lui un appartement à Pavillon-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. A l'occasion, el-Haski fréquente également un restaurant grec de Clichy-sous-Bois, tenu par un sympathisant de la cause qui sera interpellé en décembre 2005 dans le cadre d'une enquête sur un réseau d'islamo-délinquants. En région parisienne, el-Haski fréquente assidûment les cybercafés. Une heure par jour en moyenne, passée à surfer sur les sites islamistes mais aussi à relever ses courriers électroniques.
Détestation de l'Occident
De l'avis de ses camarades, cet étrange internaute se montre nerveux avant les attentats du 11 mars. Il exprime en revanche sa satisfaction et son orgueil après le drame. El-Haski va même jusqu'à glisser à un de ses contacts que le massacre est l'oeuvre de son «jamaa», de son groupe à Madrid. Plus généralement, l'homme, qualifié de «salafiste djihadiste» par une de ses connaissances, soutient les attentats kamikazes à travers le monde et exprime sa détestation de l'Occident et de ses alliés arabes, au premier rang desquels le monarque marocain.
En ces jours de mars-avril 2004, l'activiste sait que son temps est compté. Le 19 mars, huit jours après Madrid, la police belge lance l'opération «Asperge». Un groupe d'islamistes liés au GICM et au fugitif de Mantes-la-Jolie est interpellé en pleine province du Limbourg, dans la petite ville de Maaseik. Le 5 avril, la DST arrête les six amis franciliens du Marocain.
Echappant par miracle au coup de filet, le terroriste présumé est désormais seul et se sait traqué. Il quitte la région parisienne, fait une petite excursion du côté de Metz et revient vers Paris à bord d'une voiture conduite par un islamiste d'Evreux. Le 11 avril, il téléphone à l'un de ses contacts à Goussainville (Val-d'Oise), dont il a rencontré le frère en Syrie. Il lui faut une «planque» sûre pour préparer sa cavale à l'étranger. Reste à convenir d'un lieu de rendez-vous et à éviter de s'y trouver nez à nez avec des policiers.
Ouvert le 9 avril 2004 au Bourget (Val-d'Oise), le congrès annuel de l'UOIF lui donne la solution. Qui se hasarderait à aller chercher un suspect parmi cette marée innocente de femmes voilées et d'hommes en tenue traditionnelle ? Ce 11 avril, le contact se fait et el-Haski est hébergé par son ami. Il pourra en toute discrétion prendre un billet d'avion et s'envoler pour les Canaries où il ne sera interpellé que le 17 décembre 2004, grâce à des informations transmises à Madrid par la DST. L'intéressé sera jugé en Espagne pour «appartenance à une organisation terroriste islamiste» et «conspiration terroriste», le tout en lien avec les 191 assassinats du 11 mars 2004.
Source : Le Figaro

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