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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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L'Iran bientôt devant le Conseil de sécurité

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 1 Février 2006, 11:51am

Catégories : #International

Comme le souligne le site 24 heures : " Dans la nuit de lundi à mardi à Londres, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité - Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie - ont convenu d'en référer à New York. Ce qui pourrait préfigurer l'imposition de sanctions à l'encontre de Téhéran, sans doute au mois de mars. Personne, pourtant, ne semble se réjouir d'une telle issue, dont on voit mal à qui elle pourrait profiter. A commencer par les Etats-Unis eux-mêmes, qui auraient préféré s'accommoder d'une «paix des braves» avec les mollahs, qui aurait permis de coopérer sur les théâtres d'opération irakien et afghan.
Ces espoirs ont connu une fin brutale avec l'élection à la présidence iranienne le 24 juin 2005 de Mahmoud Ahmadinejad, un radical qui n'a cessé depuis de clamer haut et fort les intentions de l'Iran en matière nucléaire.
"

Pourtant le ministre iranien du Pétrole, Kazem Vaziri-Hamaneh, dans un surprenant revirement par rapport au discours tenu jusqu'à maintenant déclare : «Nous n'avons aucune raison d'interrompre nos exportations».

24 Heures poursuit :  "En parallèle, Téhéran a menacé de rompre ses engagements avec l'AIEA en cas de sanctions. Le hic, c'est qu'une telle décision priverait les mollahs de la coopération technique de Moscou, qui doit permettre l'inauguration de la centrale nucléaire de Bouchehr, sur les rives du golfe Persique, dans six mois."  "Tous ces éléments laissent à penser que l'Iran ne serait pas contre un apaisement temporaire dans la crise." (...) "Encore faudrait-il que le nouveau maître de Téhéran agisse de manière rationnelle. Ce dont beaucoup d'observateurs doutent désormais sérieusement. "

Le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw déclare lui aujourd'hui que " Téhéran doit saisir "la dernière chance" qui lui est offerte par la communauté internationale de remplir ses obligations nucléaires ".  Il devrait d'ailleurs rencontrer  dans la journée avec son homologue iranien Manouchehr Mottaki.  " Il (Mottaki) doit vraiment voir que cette position consensuelle parmi les dirigeants de la communauté internationale non pas comme une menace mais plutôt comme une chance (...) une dernière chance pour l'Iran de se remettre sur les rails", a déclaré Jack Straw à la BBC.

Après les déclarations de George Bush devant le Congrès américain demandant aux nations occidentales de ne pas laisser l' Iran se doter de l'arme nucléaire, le ministre iranien de la Défense Mostafa Mohammad Najjar (cité par l'agence officielle IRNA) , a affirmé que l'armée iranienne était capable de faire face à tous les types d'agression.  "Toute attaque sur les installations nucléaires pacifiques de l'Iran s'exposera à une riposte foudroyante et écrasante des forces armées", a souligné Mostafa Mohammad Najjar lors d'une visite sur une base aérienne de Bushehr, le site de la seule centrale nucléaire du pays où la Russie procède aux finitions.  "La protection de la centrale nucléaire de Bushehr a une très grande importance pour la République islamique d'Iran", a-t-il ajouté pour conclure.

Le Figaro insiste sur le front commun des occidentaux - américains, britanniques, français - alliés aux russes et aux chinois pour porter le cas iranien devant le Conseil de sécurité. Mais, comme le note ce journal " tout cela ne s'est pas fait sans concessions. Pour arrimer à l'accord la Russie et la Chine, les deux pays les plus réticents à mettre trop de pression sur l'Iran, les Européens (l'UE-3, c'est-à-dire la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne), appuyés par les Américains, ont dû mettre au point un système en deux temps: s'il est prévu que le Conseil de sécurité soit saisi demain, toute action éventuelle contre l'Iran ne pourra intervenir avant le mois prochain et une réunion ordinaire du conseil des gouverneurs de l'AIEA prévue le 6 mars. Avant cela, le 13 février, les Russes se seront une nouvelle fois entretenus avec les Iraniens pour tenter de faire avancer une autre piste de sortie de crise: procéder sur le sol russe à l'enrichissement de l'uranium destiné aux Iraniens, afin d'empêcher toute dérive vers des usages militaires de l'atome. La Chine, très suiviste par rapport à Moscou dans cette affaire, n'a pas voulu se singulariser. "

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