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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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Israël célèbre le dixième anniversaire de la mort d'Itzhak Rabin

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 4 Novembre 2005, 03:00am

Catégories : #Israël

Israël célèbre le dixième anniversaire de la mort d'Itzhak Rabin

 
Israël a commencé, jeudi 3 novembre, à commémorer la mort d'Itzhak Rabin, son premier ministre assassiné il y a dix ans, le 4 novembre 1995, par un extrémiste juif opposé aux accords de paix israélo-palestiniens d'Oslo qu'il avait signés. La commémoration doit s'étaler sur une dizaine de jours.

Le président israélien, Moshé Katzav, a donné le coup d'envoi lors d'une courte cérémonie à la présidence, à Jérusalem. M. Katzav a allumé une bougie en souvenir de M. Rabin, premier chef de gouvernement israélien à avoir signé un accord de paix avec les Palestiniens. Un chœur d'enfants a chanté sous le regard de Dalia Rabin-Philisof, fille du premier ministre assassiné, présente au côté de M. Katzav et de son épouse.

M. Katzav a totalement exclu d'accorder une grâce à Yigal Amir, l'extrémiste juif qui avait assassiné M. Rabin le 4 novembre 1995, à l'issue d'un rassemblement pour la paix à Tel-Aviv. "Yigal Amir est un scélérat qui ne mérite ni grâce ni pardon", a-t-il dit, "je n'ai aucune intention de lui accorder une grâce, ou une remise de peine (...) Il y a un consensus en Israël contre une telle mesure."

L'ASSASSIN DE RABIN DEMANDE LA RÉVISION DE SON PROCÈS

Yigal Amir, 36 ans, purge une peine de réclusion à perpétuité. Il n'a jamais exprimé de regret pour son acte et a demandé ces jours-ci une révision de son procès. "Il a admis avoir voulu tuer Itzhak Rabin, mais il n'a tiré que deux fois. Ce n'est pas lui qui a tiré la troisième balle à bout portant, qui a provoqué la mort", a dit sa femme pour expliquer cette demande. Jeudi, la télévision privée israélienne Channel 2 a diffusé un documentaire montrant la chemise maculée de sang que portait M. Rabin le soir de sa mort. Elle laisse apparaître trois trous alors que l'enquête officielle a établi que, si Yigal Amir avait bien tiré trois balles, seules deux avaient atteint M. Rabin, la troisième ayant touché un de ses gardes du corps.

Selon un sondage publié jeudi dans la presse, 76 % des Israéliens sont opposés à ce que Yigal Amir soit gracié, et 59 % pensent qu'il ne le sera jamais. Par ailleurs, 84 % des Israéliens estiment qu'un nouvel assassinat comme celui commis contre M. Rabin est possible. Avec son plan de retrait de Gaza, achevé en septembre, le premier ministre Ariel Sharon a reçu de nombreuses menaces de mort, et certains ont fait un rapprochement avec la situation délétère d'appel au meurtre qui avait précédé l'assassinat de M. Rabin.

DES DIZAINES DE MANIFESTATIONS SONT PRÉVUES

Après la cérémonie à Jérusalem, un millier de ballons noirs ont été lâchés à Tel-Aviv, sur la place Itzhak-Rabin, l'ancienne place des Rois-d'Israël, où a eu lieu l'assassinat. Des dizaines de manifestations publiques ou privées sont prévues dans l'ensemble du pays courant sur un peu plus de dix jours, la période qui sépare la date anniversaire de la mort d'Itzhak Rabin selon le calendrier grégorien et le calendrier hébraïque.

Vendredi, les membres de la famille Rabin et ses proches doivent se recueillir sur sa tombe au cimetière militaire du mont Hertzl à Jérusalem, panthéon de l'Etat hébreu. Le 12 novembre, un grand rassemblement populaire est prévu sur la place Rabin. La cérémonie officielle organisée par le gouvernement aura lieu le 14 novembre en présence de personnalités étrangères dont l'ancien président américain Bill Clinton.

Chef de l'état-major israélien lors de la guerre des Six-Jours qui avait permis en 1967 à l'Etat juif de conquérir la Cisjordanie et la bande de Gaza, M. Rabin s'était vu décerner le prix Nobel de la paix en 1994 conjointement avec son ministre des affaires étrangères Shimon Pérès et le dirigeant palestinien Yasser Arafat après la signature des accords d'Oslo en 1993, qui consacraient le principe de l'échange de "la terre contre la paix", et allaient déboucher sur la création de l'Autorité palestinienne. Le sondage de jeudi montre qu'il est considéré par une majorité relative d'Israéliens comme le meilleur premier ministre qu'ait jamais eu l'Etat juif depuis sa création en 1948.

Source : Le Monde Avec AFP

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