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Dimanche 22 avril 2007 7 22 /04 /Avr /2007 00:53

 

Svastika2.png Depuis 1995, plus de 11 millions de demandes d'information ont été déposées, mais excepté les membres de la Croix rouge, les requérants sont rarement autorisés à accéder aux documents.

L'ambassadeur d'Allemagne à Washington a annoncé le  jeudi 19 avril dernier que le président allemand Horst Koehler a ratifié l'accord international pour ouvrir aux chercheurs l'accès à des documents d'archives sur les camps de concentration nazis le vendredi 13 avril.

Il a ainsi adopté les amendements aux traités de 1955 qui régissent les archives. Cette voix supplémentaire a permis de recueillir la majorité parmi les 11 pays qui supervisent la conservation de ces documents historiques.

Le corpus de 30 à 50 millions de pages est administré par le Service international de Recherches qui dépend du Comité international de la Croix Rouge.

Les 11 nations doivent ratifier les amendements pour que ceux-ci soient effectifs. Mais le blanc-seing allemand était crucial en raison du rôle de l'Allemagne en tant que successeur du régime nazi, parce que les archives se trouvent sur le sol allemand, dans la ville de Bad Arolsen, et sont soumises à la loi allemande.

L'Allemagne est le sixième pays à ratifier les amendements après les Etats-Unis, Israël, la Pologne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne.
La Belgique, la France, l'Italie, la Grèce et le Luxembourg n'ont pas encore signé, mais la plupart de ces pays ont annoncé leur intention de le faire avant la fin de l'année.

17,5 millions de noms

La collection de documents nazis saisis, des registres de décès, des listes de déportés, des registres de camp et de travail forcé, ont été confiés à la Croix rouge pour tenter de retrouver des personnes disparues et de réunir les familles dans le chaos de l'après-guerre. Ces documents ont par la suite servi à étayer les demandes d'indemnisation des survivants ou des familles des victimes.

Depuis 1995, plus de 11 millions de demandes d'information ont été déposées, mais excepté les membres de la Croix rouge, les requérants sont rarement autorisés à accéder aux documents.

Les dossiers contiennent les noms de 17,5 millions de personnes.
Les amendements ont été adoptés en mai dernier après de longues objections allemandes arguant du fait que l'intimité des victimes serait violée.

Le processus de ratification, qui requiert un vote parlementaire dans la plupart des pays, s'est avéré plus laborieux que prévu, au risque de décevoir les rescapés âgés.

Par Jean-Laurent Turbet - Publié dans : Histoire - Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
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Commentaires

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Commentaire n°1 posté par Erasme de Metz le 23/04/2007 à 18h35
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