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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

Informations sur les spiritualités, les religions, les croyances, l'ésotérisme, la franc-maçonnerie...


Le sens de l'honneur, une force d'âme qui oblige : N°6 des cahiers de l'Alliance

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 29 Septembre 2020, 09:11am

Catégories : #Franc-Maçonnerie, #FrancMaçonnerie, #GLAMF, #Alliance, #Cahiers

Je dois dire que les publications de nos frères de l'Alliance sont toujours de grande qualité. Ce N°6 des Cahiers de l'Alliance, intitulé "Le Sens de l'Honneur, une force d'âme qui oblige", ne déroge pas à la règle.

C'est une publication de très grande qualité.

Je tiens d'ailleurs à saluer ici mes amis Jean Dumonteil (directeur de la rédaction) et Jean-Claude Tribout (rédacteur en chef) pour le travail remarquable qu'ils effectuent dans la réalisation de ces Cahiers de l'Alliance.

Ce N°6 est la recension des interventions qui ont eu lieu le samedi 23 novembre 2019 lors de la troisième édition des "Dialogues de l'Alliance" intitulé justement "Le Sens de l'Honneur". Conférence-débat à laquelle j'avais eu le plaisir d'assister (vous savez c'était avant le Covid !). Un colloque organisé avec des intervenants de qualité, parfaitement en phase avec le sujet.

Le sens de l'honneur ! Quel sujet ! Quel vaste sujet qui devrait en effet questionner chaque maçon et chaque maçonne.

Ce numéro nous permets de nous interroger utilement et de nous permettre de nous poser les bonnes questions.

L'Honneur est plus que jamais actuel nous dit Alain Juillet. Conscience et norme , le sens de l'honneur, la "diké" et la justice nous dit Corinne Pelluchon. L'honneur , c'est l'idée qu'il y a des valeurs qui valent plus que la vie individuelle elle-même, nous dit Natacha Polony. Si on ne sait pas toujours ce qu'est l'honneur, on sait bien ce qu'est le déshonneur, dit Alexandre Adler. Et pour Eric de Montgolfier, "Quand on est maçon, on se condamne à l'honneur"!

Vous trouverez beaucoup d'interventions éclairantes que je ne peux évidemment toute résumer ici !

Mais ce numéro est passionnant ! 

"L’honneur pour les Francs-maçons n’est pas une simple oriflamme mais bien un idéal et un repère essentiel, une obligation qui fonde leur engagement, une force d’âme qui oblige.

L’honneur fait pleinement partie de la démarche spirituelle exigeante et généreuse qui ne peut se satisfaire de croire que l’homme est la mesure de l’homme et que la Franc-maçonnerie n’est que l’adhésion à une école politique, morale ou philosophique.

Un parcours fondé sur la fraternité du cœur, une expérience qui s’éprouve sans cesse dans l’espérance de l’Infini : telle est la voie que propose la Franc-maçonnerie initiatique de Tradition, une voie authentique pour les femmes et les hommes du XXI° siècle" disent les organisateurs.

Dans ce numéro vous pourrez lire les contributions suivantes :

- Alain JUILLET, L’honneur, plus que jamais actuel
- Corine PELLUCHON, Au-delà d’une éthique de l’honneur
- Natacha POLONY, Alexandre ADLER, Éric de MONTGOLFIER, Le sens de l’Honneur
Débat animé par Jean DUMONTEIL
- Jean-Claude GUILLEBAUD, L’honneur ?
- Christophe CALAME, Métaphysique de l’honneur
- Francis BARDOT, Honneur, vertu et voie initiatique
- Claude BEAU, Le serment maçonnique, ses origines, son histoire
- Jean DUMONTEIL, Méditation sur l’honneur
- François BENHAMOU, La Lisbonne maçonnique

 

Vous pouvez utilement et facilement acheter ce numéro 6 des cahiers de l'Alliance en cliquant ici : https://numerilivre.fr/fr/vente-au-numero/177-167-les-cahiers-de-l-alliance-n6-le-sens-de-l-honneur-116.html#/35-type_ouvrage-livre_papier

Je vous invite donc à vous procurer sans attendre ce numéro 6 des Cahiers de l'Alliance et de vous délecter sans modération  de ces interventions ! 

Jean-Laurent Turbet

 

Extrait de "La voie singulière de la Franc-maçonnerie initiatique de Tradition" de Francis Bardot.


"Une quatrième voie s’ouvre aux hommes et femmes désireux de s’exercer aux vertus par lesquelles l’intelligence contemplative, symbolique, rituelle et initiatique prend le relai des concepts, passant des sciences du « comment » aux mystères du « pourquoi ».

En répondant et définissant,

• d’une part, que le « monde d’en haut », sans lequel il n’est pas de spiritualité, peut être tout autre chose que religieux, – Marie-Madeleine Davy ne disait-elle pas avec justesse qu’il est tout autant celui des poètes que celui des mystiques, tout autant celui des initiés que celui des prophètes, précisant que tout homme de lumière doit « se garder de bavarder sur Dieu ! » –

• et d’autre part, qu’une démarche authentiquement spirituelle est radicalement incompatible avec l’idée que l’homme est la seule mesure de l’homme.
La première de ces deux réponses fut autrefois illustrée par l’Antigone de Sophocle, qui vint opposer à la loi de la cité (nomos) celle, plus impérative, qui est tout à la fois divinement transcendante et inscrite au plus intime du cœur humain. Cette confrontation des devoirs, fondement de la tragédie antique, met en lumière l’erreur communément commise d’enfermer la pensée grecque dans la rationalité. Muthos et logos y sont en effet unis par une dialectique permanente, mise en œuvre, au cours des fêtes quasi-hebdomadaires en chaque cité, par le jeu de rôles collectif du théâtre :
les personnages de tragédie sont des héros dont les vertus éternelles affrontent les valeurs citoyennes. Entre le monde de la cité et le monde essentiel de l’invisible, il n’est à l’initié aucune solution de continuité.
Dans le n°44 de la revue Salix, mon ami agrégé de mathématiques Paul Sebah, brossant une brève histoire de la science, écrit ceci : « En 1932, Gödel démontre qu’à l’intérieur d’un système formel on ne peut pas prouver que ce système n’est pas contradictoire.
Il faut se placer dans un système plus grand englobant le premier. Ainsi, on ne peut pas savoir si l’arithmétique est contradictoire ou non, sans prendre des axiomes en dehors de l’arithmétique ». Je crois qu’il en va de même pour l’homme en quête de Honneur, vertu et voie initiatique connaissance de soi : la seule référence à lui-même – ou celle de ses semblables – ne lui permet pas d’y parvenir. La fraternité initiatique sans référence au « monde d’en haut » peut très bien n’être que le substitut identitaire collectif d’un moi que la perte de pouvoir de la raison face au mystère inquiète et panique.
L’initiation aux mystères de la Franc-maçonnerie s’impose au moment précis où le symbole et le rituel doivent permettre à l’intelligence contemplative de prendre le relai de la rationalité discursive frappée d’incomplétude. Car le très noble besoin de « comprendre » se transforme vite en hubris, quand on nie l’existence de ce qui ne peut être réduit aux dimensions de sa propre intelligence conceptuelle, quand, pour paraphraser Montherlant, « étant petit, l’on veut absolument rapetisser tout à sa propre mesure ».

Décider que l’homme ne peut avoir que l’homme pour mesure, loin de le libérer, le ferme définitivement à la vertu-clé de toute quête spirituelle, connaissance de soi, écoute de l’autre et dialogue avec l’univers : l’humilité.
Je ne dis aucunement ici que cette quatrième voie est la meilleure, et encore moins la vraie ! Je dis seulement que, distincte des trois précédentes, riches de qualités par la reconnaissance desquelles je donne sans réserve à leurs adeptes le beau nom de « Sœurs » et de « Frères », il en est une quatrième. Singulière, elle me semble, par son caractère ouvert, a-dogmatique, mais authentiquement initiatique, particulièrement adaptée au monde de notre temps. Elle fait appel tout ensemble aux philosophe, mystique, poète, artiste, sage, qui cohabitent en des proportions infiniment variables en chacun d’entre nous et dont nous découvrons en Loge, chez nos Frères, les fascinants absents de chez soi !
Si la Franc-maçonnerie est une fraternité de pèlerinage reposant sur la certitude que, pour accomplir la dignité humaine potentiellement déposée en moi à ma naissance, l’expérience des autres me manque, elle ne peut que s’épanouir dans une obédience s’offrant comme « plus grand dénominateur commun » à des profanes dont la seule identité partagée serait celle de leur réponse aux deux fameuses questions".

Le sens de l'honneur, une force d'âme qui oblige : N°6 des cahiers de l'Alliance

 

 

 

Attention ! Cet article, comme tous les articles du "Bloc-Notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités", (http://www.jlturbet.net/) est écrit en mon nom personnel.

Je ne parle ni au nom d'une association, ni d'un parti, ni d'une loge, ni d'une obédience maçonnique.

Mes propos n'engagent que moi et non pas l'une ou l'autre de ces associations.

Je ne suis en aucune façon habilité à écrire au nom d'une association, d'un parti, d'une loge, d'une obédience maçonniqueTout ceci pour que cela soit bien clair, qu'il n'y ait aucune ambiguïté de quelque nature que ce soit.

Quelles que soient mes responsabilités - ou non -  présentes ou futures dans une organisation, les propos tenus dans cet article comme dans tous les articles de ce Bloc-Notes, sont exclusivement des opinions personnelles qui n'engagent que moi.

Je rappelle simplement que la liberté d’expression est en France un droit Constitutionnel, quelle que soit notre appartenance à une association de quelque nature que ce soit.

Dans son article 10, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

Dans l'article 11, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose aussi que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Ces deux articles ont valeur constitutionnelle car le préambule de la Constitution de la Ve République renvoie à la Déclaration de 1789.

La Constitution et les Lois de la République Française s'appliquent sur l'ensemble du territoire national et s'imposent à tout règlement associatif particulier qui restreindrait cette liberté fondamentale et Constitutionnelle de quelque façon que ce soit.

Jean-Laurent Turbet

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