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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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La Grande Loge Féminine de France soutient le projet de loi sur la lutte contre le système prostitutionnel

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 5 Octobre 2015, 17:47pm

Catégories : #Franc-Maçonnerie, #GLFF, #Prostitution, #Société

La Grande Loge Féminine de France soutient le projet de loi sur la lutte contre le système prostitutionnel

A compter du 14 octobre prochain, le Sénat examine en deuxième lecture la proposition de Loi portée par les Députés, c’est la raison pour laquelle, la Grande Loge Féminine de France tient à rappeler sa position.

 

Aujourd’hui, si l’Assemblée Nationale porte sa proposition de Loi avec vigueur, le Sénat dans sa première séance publique le 30 mars 2015 avait apporté deux modifications, contraires à la proposition : la dépénalisation du client et la reprise du délit de racolage.

 

 

En 2013, La Grande Loge Féminine de France a marqué son soutien à l’adoption de la Loi renforçant le système prostitutionnel  car elle se prononce régulièrement sur les droits de femmes et sur la violence envers les femmes.

 

Voici donc la position de la Grande Loge Féminine de France de ce jour :  

 

LUTTE CONTRE LE SYSTEME PROSTITUTIONNEL

 

Le 14 octobre 2015, le Sénat doit examiner en deuxième lecture la proposition de loi renforçant la lutte contre le système prostitutionnel, déjà votée à une large majorité, en première et deuxième lecture, par l’Assemblée Nationale.

 

La Grande Loge Féminine de France soutient fermement cette proposition et réaffirme ses positions définies nettement dans son rapport alternatif CEDAW de 2013 :

 

Supprimer les mesures répressives à l'encontre des personnes prostituées qui sont avant tout des victimes des violences du système prostitutionnel,

 

- Renforcer la lutte contre la traite et pénaliser les coupables que sont les proxénétes et les réseaux,  mais aussi le client, acteur majeur sans lequel ce système d’exploitation du corps humain ne pourrait prospérer,

 

Faire prendre conscience d’une réalité violente et sordide, loin des stéréotypes véhiculés par certains médias et des mythes de l’industrie du sexe, en instaurant une politique ambitieuse de prévention et d’éducation à l’égalité entre les femmes et les hommes,

 

Offrir des alternatives crédibles à la prostitution par des politiques publiques volontaristes de protection, assistance, logement, santé, réinsertion.

 

 

La Grande Loge Féminine de France souhaite que l'adoption d'une telle loi permette à la France de se joindre aux pays résolument abolitionnistes avec l'espoir qu'en Europe et dans le monde une véritable humanisation de la société ne laisse plus aucune place à ce fléau.

 

http://www.glff.org/fichiers/Rapport_Alternatif_2013_sur_la_France.pdf

 

***************

 

La Grande Loge Féminine de France réunit plus de 14.000 femmes « cherchantes » qui travaillent sur des sujets très divers tant sociétaux qu’initiatiques.

 

Par ses travaux sur des grands sujets tels que la laïcité, le droit des femmes, la fin de vie, la bioéthique, le vivre ensemble, le développement durable, etc., la Grande Loge Féminine de France contribue à l’amélioration de notre société tant au niveau national qu’européen.

 

 

Quelques chiffres mondiaux :

 

Les femmes représentent 70 % des pauvres dans le monde

 

Sur 550 millions de travailleurs pauvres, 330 millions, soit 60% sont des femmes

 

Les femmes accomplissent 66 % du travail mondial produisant 50% de la nourriture mais ne perçoivent que 10% des revenus

 

Source UNIFEM, OIT et UNICEF

 

 

 

Attention ! Cet article, comme tous les articles du "Bloc-Notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités", (http://www.jlturbet.net/) est écrit en mon nom personnel.

Je ne parle ni au nom d'une association, ni d'un parti, ni d'une loge, ni d'une obédience maçonnique.

Mes propos n'engagent que moi et non pas l'une ou l'autre de ces associations.

Je ne suis en aucune façon habilité à écrire au nom d'une association, d'un parti, d'une loge, d'une obédience maçonniqueTout ceci pour que cela soit bien clair, qu'il n'y ait aucune ambiguïté de quelque nature que ce soit.

Quelles que soient mes responsabilités - ou non -  présentes ou futures dans une organisation, les propos tenus dans cet article comme dans tous les articles de ce Bloc-Notes, sont exclusivement des opinions personnelles qui n'engagent que moi.

Je rappelle simplement que la liberté d’expression est en France un droit Constitutionnel, quelle que soit notre appartenance à une association de quelque nature que ce soit.

Dans son article 10, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose que : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi. »

Dans l'article 11, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen dispose aussi que : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Ces deux articles ont valeur constitutionnelle car le préambule de la Constitution de la Ve République renvoie à la Déclaration de 1789.

La Constitution et les Lois de la République Française s'appliquent sur l'ensemble du territoire national et s'imposent à tout règlement associatif particulier qui restreindrait cette liberté fondamentale et Constitutionnelle de quelque façon que ce soit.

Jean-Laurent Turbet

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