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Bloc notes de Jean-Laurent sur les Spiritualités

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Cercle Léon Blum. "Reconnaissance de la Palestine : pourquoi cette résolution ?".

Publié par Jean-Laurent Turbet sur 29 Novembre 2014, 19:15pm

Catégories : #Blum, #Judaïsme, #Socialisme, #Palestine, #Israël

Cercle Léon Blum. "Reconnaissance de la Palestine : pourquoi cette résolution ?".

Reconnaissance de la Palestine : pourquoi cette résolution ?

A l’heure où les parlementaires français vont être appelés à se prononcer sur la résolution demandant la reconnaissance d’un état de Palestine, il nous paraît nécessaire de poser les points qui nous semblent incontournables concernant ce sujet important et passionnel.

 

En premier lieu, nous militants de la gauche démocratique avons toujours indiqué que nous étions favorables à la création d’un état palestinien viable aux côtés d’Israël. Comme une majorité d’Israéliens, nous avons toujours pensé que c’était à la fois juste mais aussi utile à la sécurité d’Israël. Cette cohabitation de deux états (Israël et Palestine) au Proche-Orient doit s’établir selon le principe simple : deux états pour deux peuples. Naturellement, cette exigence politique ne peut se concevoir sans être accompagnée de l’impérieuse nécessité de poser les garanties indispensables à cette création d’un état de Palestine: la reconnaissance mutuelle de frontières sûres et reconnues sous le contrôle de l’ONU, l’abrogation de toute charte ou autre texte qui menace la sécurité d’Israël, la fin de toute action terroriste, …

 

Il serait aisé de rappeler, à ceux qui ne se souviennent pas de la récente histoire internationale, que la première résolution de l’ONU qui n’a pas été respectée concernant le Proche-Orient, est la résolution 181 du 29/11/1947, c’est-à-dire celle qui a partagé la Palestine, issue du mandat britannique, en deux états souverains : un état juif et un état arabe ! Cette résolution avait été refusée par les états arabes qui allaient, selon leurs dires de l’époque, « jeter les juifs à la mer » ! Si elle avait été adoptée il y a 67 ans, le débat sur la résolution de ce jour n’aurait pas lieu d’être ! Mais on ne refait pas l’histoire et, aujourd’hui, nous avons à nous positionner sur ce débat au Parlement.

 

Nous devons donc poser les questions utiles et, peut-être, apporter quelques éléments de réponse qui pourraient permettre de réaliser, de chaque côté, quelques avancées.

 

1°) Questions d’opportunité 

  • En premier lieu, on peut regretter qu’une telle résolution ait été présentée au lendemain d’un massacre qui a tué 5 civils juifs dans une synagogue à Jérusalem-Ouest. Cela relève, au mieux d’un manque de délicatesse politique, au pire cela constitue une inutile provocation,
  • On peut également rappeler, à certains de nos amis parlementaires initiateurs de cette résolution élus de Seine St Denis et des Yvelines, que le vote de ce texte ne règlera pas les problèmes de leurs banlieues,
  • On doit souligner, juridiquement, que l’adoption de cette résolution « symbolique » ne représente aucune obligation pour une future reconnaissance diplomatique qui relève exclusivement de la diplomatie française, sous l’autorité du Président de la République. A contrario, la multiplication de votes de textes de ce type, sans conséquences concrètes, partout en Europe, risque de raviver d’inutiles tensions au Proche-Orient, émanant de ceux qui ne comprendraient pas pourquoi tant de reconnaissances n’aboutissent à rien de concret.

 

2°) Questions de fond

Si l’on veut vraiment faire avancer le sujet et apporter des réponses sérieuses à un sujet qui mérite mieux que la simple manœuvre politique, si l’on ne veut ne pas s’engager dans une discussion stérile, posons les questions fondamentales:

  • De quelle Palestine parle-t-on ? Est-ce uniquement le territoire politiquement régit par l’Autorité Palestinienne ou inclut-elle également la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, mouvement inscrit sur la liste des organisations terroristes internationales qui, dans sa charte constitutive, réclame « la destruction de l’état d’Israël » ?
  • Puisque l’on invoque la fidélité aux principes de gauche pour justifier ce projet de résolution, et puisque c’est au nom des valeurs historiques de la gauche qu’elle est proposée, rappelons-les et inscrivons-les dans la résolution:
  • La reconnaissance réciproque et formelle des deux états,            
  • L’affirmation du principe du droit réel à des frontières sures et mutuellement reconnues par et pour les deux parties,
  • Notre attachement aux grands principes démocratiques universels: droits et libertés pour les femmes et les homosexuels, liberté d’aller et venir, liberté de la presse, indépendance de la justice, liberté d’installation (y compris pour les juifs qui souhaiteraient résider en Palestine, à l’instar du 1,5 million d’arabes qui vivent, résident et travaillent en Israël) …
  • Chaque état a le droit de choisir sa capitale et le cadre de ses frontières, dans le respect du droit international. Il ne nous appartient pas de dessiner les contours des états de la région. Ce sujet sera du ressort des futurs négociateurs concernés qui travailleront avec l’aide et sous le contrôle des instances internationales. Il ne revient pas à quelques élus français, y compris les plus avertis, de décider à 4 500 kms de distance pour le compte de ceux qui se font face depuis 50 ans. On ne joue pas avec la vie des autres.
  • Si certains voulaient poser le sujet du droit au retour de Palestiniens, dont l’immense majorité n’a jamais vécu en Israël, alors sera également posé celui du droit au retour et des indemnisations des juifs qui ont été expulsés des pays arabes depuis 60 ans,

 

Conclusion

Oui, nous sommes favorables et nous militons pour que Israéliens et Palestiniens vivent côte à côte et en paix. Oui, nous souhaitons qu’ils négocient directement et qu’ils aboutissent à un accord définitif. Oui, et dans ce cadre, nous sommes favorables à la création d‘un état Palestinien dans les conditions exprimées ci-dessus. Oui, nous souhaitons que les responsables de chaque camp fassent triompher la raison et la modération. Veillons simplement à ce qu’à trop vouloir décider à la place des autres on n’en vienne pas à créer des situations qui rendront les accords encore plus compliqués.

Cercle Léon Blum

 

 

Léon Blium

Léon Blium

Commenter cet article

Christian Labrousse 30/11/2014 20:13

Je pense que tout est dit dans cette communication, et je l'approuve totalement.

visser-benazeraf 30/11/2014 12:12

Oui la paix vaut mieux que la guerre encore faut-il savoir avec qui l'on traite
d'un côté les palestiniens et d'un autre côté le Hamas groupe politique extrémiste voulant la destruction d'Israêl et capable de creuser des tunnels entrant dans le territoire Israélien constituant une bombe à retardement pour la population. La haine étant leur motivation. Un accord ne peut avoir lieu que s'il y a une protection continue, l'intervention d'une armée autre qu'Israélienne des casques bleus et si L'ONU met un terme à la bataille des religions ce qui n'a jamais été fait et qui rendrait son rôle passéiste et inefficace sur ce sujet plus réel avec des lois empêchant les crimes commis.

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